Une nouvelle mobilisation des salariés d’Altice France, maison mère de SFR, est prévue le mardi 3 novembre 2026 sur le site d’Isneauville, près de Rouen, rapporte Sweet FM. Après une première grève fin septembre, l’intersyndicale dénonce les conditions du rachat du groupe par Orange, Bouygues Telecom et Free, valorisé selon la radio à « près de 21 milliards d’euros ».
Le dossier social et le calendrier ont déjà été abordés dans notre article sur les engagements d’Orange envers les 8 000 salariés, tandis que l’Arcep a répondu aux questions des abonnés sur les suites du rachat.
Le dossier social et le calendrier ont déjà été abordés dans notre article sur les engagements d’Orange envers les 8 000 salariés, tandis que l’Arcep a répondu aux questions des abonnés sur les suites du rachat.
Que craignent les salariés à Isneauville ?
Selon l’intersyndicale citée par Sweet FM, près de 120 salariés et 60 prestataires seraient « sur la sellette » sur ce site. Alain Frih (CFDT) estime que le projet revient à « découper » SFR : chaque acquéreur prendrait les actifs qui l’intéressent, le reste risquant de disparaître « et les salariés avec ». Il dit avoir obtenu confirmation qu’une proposition de reclassement serait faite à chacun, mais qu’un refus exposerait au licenciement.
Sweet FM ajoute que les syndicats redoutent aussi une hausse des abonnements pour les consommateurs et des fermetures de boutiques. Le site d’Isneauville relève de la branche entreprise de SFR, appelée à être reprise par Bouygues, toujours selon la radio normande.
Sweet FM ajoute que les syndicats redoutent aussi une hausse des abonnements pour les consommateurs et des fermetures de boutiques. Le site d’Isneauville relève de la branche entreprise de SFR, appelée à être reprise par Bouygues, toujours selon la radio normande.
Que dit le calendrier judiciaire et syndical ?
BFMTV rappelle que l’intersyndicale avait appelé à la grève du 3 novembre après qu’un tribunal judiciaire de Paris a débouté le CSE de SFR, en référé, sur des demandes liées au projet de rachat. Le mouvement d’Isneauville s’inscrit donc dans une contestation nationale plus large, pas seulement locale.
Malgré une garantie d’emploi évoquée jusqu’en 2029 dans le débat social, les représentants du personnel jugent les engagements encore insuffisants sur le volet reclassement et sur le sort des activités non reprises. Les chiffres d’emplois menacés à Isneauville (120 + 60) sont ceux de l’intersyndicale relayés par Sweet FM ; ils n’équivalent pas à un plan social notifié.
Malgré une garantie d’emploi évoquée jusqu’en 2029 dans le débat social, les représentants du personnel jugent les engagements encore insuffisants sur le volet reclassement et sur le sort des activités non reprises. Les chiffres d’emplois menacés à Isneauville (120 + 60) sont ceux de l’intersyndicale relayés par Sweet FM ; ils n’équivalent pas à un plan social notifié.
Que répond le camp du rachat ?
Dans le suivi national du dossier, Orange, Bouygues et Free ont multiplié les messages de réassurance sur l’emploi et l’accompagnement, sans effacer l’inquiétude locale. Sweet FM ne publie pas, dans cet article, de démenti chiffré des trois opérateurs sur les 120 postes d’Isneauville. Le closing reste conditionné aux autorisations, notamment concurrentielles, avec une horizon souvent situé en 2027 dans la communication officielle du rachat.
Que faut-il retenir pour les abonnés et l’emploi ?
Pour les clients, le service SFR continue d’être assuré pendant la période de transition ; les éventuels effets tarifaires ou de réseau restent hypothétiques tant que le découpage n’est pas acté. Pour les salariés, le 3 novembre est une journée de mobilisation visant à obtenir des garanties écrites plus fermes que la seule promesse de reclassement. Les montants et effectifs cités ici sont attribués à Sweet FM et à l’intersyndicale ; ils devront être actualisés si un accord de méthode ou un PSE est publié.
Jérémy Olive (CFDT), cité par Sweet FM, redoute les doublons après le rapprochement avec Bouygues sur la branche entreprise : deux organisations, deux outils, des synergies qui passent souvent par des suppressions. Le détail des reprises d’activités (grand public, B2B, réseau, boutiques) n’est pas encore figé publiquement site par site.
Le mouvement du 3 novembre vise donc moins à bloquer le principe du rachat — déjà engagé dans le calendrier concurrentiel — qu’à obtenir des garanties chiffrées sur Isneauville et les autres sites Altice. Toute évolution (accord de méthode, liste de reprises, propositions individuelles) devra être documentée pour départager les craintes syndicales des engagements des repreneurs.
Jérémy Olive (CFDT), cité par Sweet FM, redoute les doublons après le rapprochement avec Bouygues sur la branche entreprise : deux organisations, deux outils, des synergies qui passent souvent par des suppressions. Le détail des reprises d’activités (grand public, B2B, réseau, boutiques) n’est pas encore figé publiquement site par site.
Le mouvement du 3 novembre vise donc moins à bloquer le principe du rachat — déjà engagé dans le calendrier concurrentiel — qu’à obtenir des garanties chiffrées sur Isneauville et les autres sites Altice. Toute évolution (accord de méthode, liste de reprises, propositions individuelles) devra être documentée pour départager les craintes syndicales des engagements des repreneurs.



Tech



Taxe au gigaoctet : l’Assemblée vote un amendement au PLF 2027




