Des forfaits mobiles deux fois moins chers qu’aux États-Unis
Prix de l’offre de données mobiles la moins chère pour 20 Go et 50 Go, en euros corrigés du pouvoir d’achat : l’UE fait mieux que les États-Unis et la Corée du Sud. © BEREC
Le rapport BoR (26) 137 compare l’UE à sept pays : États-Unis, Canada, Australie, Chine, Corée du Sud, Japon et Royaume-Uni. Pour les prix, le BEREC s’appuie sur les études menées pour la Commission européenne de 2019 à 2022. Il retient l’offre la moins chère de chaque pays, en euros corrigés du pouvoir d’achat. Pour l’UE, il s’agit de la moyenne des offres les moins chères des États membres. Aux États-Unis, seuls trois États sont relevés : Californie, Colorado et New York.
Depuis 2021, l’UE affiche le prix moyen le plus bas pour un forfait data de 20 Go. Avec 50 Go, l’écart persiste : 19,89 € dans l’UE en 2022, 21,39 € au Japon et 43,23 € aux États-Unis. La baisse s’est poursuivie en Europe : le panier de 20 Go est tombé à 13,97 € en 2023, puis à 11,95 € en 2024. Sur le fixe, la moins chère des offres internet seules de 200 à 999 Mbit/s coûtait 24,94 € dans l’UE en 2022, contre au moins 49,25 € outre-Atlantique.
Depuis 2021, l’UE affiche le prix moyen le plus bas pour un forfait data de 20 Go. Avec 50 Go, l’écart persiste : 19,89 € dans l’UE en 2022, 21,39 € au Japon et 43,23 € aux États-Unis. La baisse s’est poursuivie en Europe : le panier de 20 Go est tombé à 13,97 € en 2023, puis à 11,95 € en 2024. Sur le fixe, la moins chère des offres internet seules de 200 à 999 Mbit/s coûtait 24,94 € dans l’UE en 2022, contre au moins 49,25 € outre-Atlantique.
La 5G et la fibre progressent, les débits restent en retrait
La 5G couvrait 94,3 % des foyers européens en 2024, contre 65,8 % en 2021. Huit États membres avaient déjà atteint 100 %, six ans avant l’objectif de 2030 : Autriche, Chypre, Danemark, Grèce, Lituanie, Luxembourg, Malte et Pays-Bas. La fibre (FTTP) desservait 69,2 % des foyers en 2024, contre 49,7 % en 2021 : c’est mieux que les États-Unis (56,5 %), mais loin du Japon, estimé à 99,8 %.
Les débits restent le point faible. Selon les mesures Speedtest d’Ookla compilées par le BEREC, le débit mobile descendant moyen atteignait 145,7 Mbit/s dans l’UE en 2024, contre 249 Mbit/s aux États-Unis et 335,8 Mbit/s en Corée du Sud. L’Europe se distingue en revanche par sa latence mobile, la plus faible des cinq zones comparées : 29,2 ms, contre 35,9 ms aux États-Unis.
Les débits restent le point faible. Selon les mesures Speedtest d’Ookla compilées par le BEREC, le débit mobile descendant moyen atteignait 145,7 Mbit/s dans l’UE en 2024, contre 249 Mbit/s aux États-Unis et 335,8 Mbit/s en Corée du Sud. L’Europe se distingue en revanche par sa latence mobile, la plus faible des cinq zones comparées : 29,2 ms, contre 35,9 ms aux États-Unis.
La France en tête pour les débits fixes
La France est le meilleur élève européen sur le fixe. En 2024, ses débits moyens atteignaient 320,8 Mbit/s en réception et 233,8 Mbit/s en envoi, au-dessus de toutes les autres zones étudiées, Chine et États-Unis compris. Elle compte aussi 29,4 abonnements gigabit pour 100 habitants, loin devant la Hongrie (16,5) et le Danemark (15,5). Les États-Unis en sont à 9,17.
Selon le classement du FTTH Council cité par le rapport, la France se place au 15e rang mondial pour la part de foyers abonnés à la fibre.
Selon le classement du FTTH Council cité par le rapport, la France se place au 15e rang mondial pour la part de foyers abonnés à la fibre.
Fusions : aucun gain prouvé pour l’investissement
Le BEREC juge les fusions possibles dans le cadre actuel. Il cite le rapprochement d’Orange et de MásMóvil en Espagne, autorisé en 2024 contre la cession de fréquences à Digi.
Mais les preuves ne montrent pas qu’une plus grande taille entraîne automatiquement plus d’investissement. Selon une étude du BEREC, les fusions observées en Autriche, en Irlande et en Allemagne ont fait monter les prix à court et moyen terme, même avec des mesures correctrices. Une étude réalisée en 2024 pour la Commission associe un opérateur mobile supplémentaire à une baisse de 7 % du revenu moyen par abonné. Elle chiffre à environ 800 millions d’euros par an l’économie pour les consommateurs si chaque pays de l’UE comptait quatre opérateurs mobiles. En France, en Allemagne, en Italie et en Espagne, les challengers ont davantage investi que les opérateurs historiques.
Mais les preuves ne montrent pas qu’une plus grande taille entraîne automatiquement plus d’investissement. Selon une étude du BEREC, les fusions observées en Autriche, en Irlande et en Allemagne ont fait monter les prix à court et moyen terme, même avec des mesures correctrices. Une étude réalisée en 2024 pour la Commission associe un opérateur mobile supplémentaire à une baisse de 7 % du revenu moyen par abonné. Elle chiffre à environ 800 millions d’euros par an l’économie pour les consommateurs si chaque pays de l’UE comptait quatre opérateurs mobiles. En France, en Allemagne, en Italie et en Espagne, les challengers ont davantage investi que les opérateurs historiques.
Un rapport versé au débat sur le Digital Networks Act
Le BEREC inscrit ce travail dans les discussions sur le futur cadre européen. Le rapport cite l’analyse d’impact du projet de règlement sur les réseaux numériques, le Digital Networks Act. Le régulateur juge les opérateurs européens « financièrement sains » et ne trouve « aucune justification financière » à un assouplissement de la régulation ou du contrôle des fusions.
Selon lui, la vraie question n’est pas de savoir si l’Europe a besoin de plus ou de moins d’opérateurs, mais comment la structure du marché, l’investissement et la concurrence interagissent. Adopté en projet le 12 mars puis soumis à consultation publique jusqu’au 8 mai, le rapport final devait être présenté le 7 octobre à Bruxelles.
Selon lui, la vraie question n’est pas de savoir si l’Europe a besoin de plus ou de moins d’opérateurs, mais comment la structure du marché, l’investissement et la concurrence interagissent. Adopté en projet le 12 mars puis soumis à consultation publique jusqu’au 8 mai, le rapport final devait être présenté le 7 octobre à Bruxelles.



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