Le Ship 41 au-dessus de la Terre, à 276 km d’altitude, quelques secondes avant l’allumage qui l’a placé en orbite lors du Flight 14, le 28 septembre 2026. Image : SpaceX
C’est fait : après treize vols d’essai volontairement suborbitaux, Starship a atteint l’orbite terrestre ce lundi 28 septembre 2026. Le Flight 14, baptisé Starlink 31-1, a aussi livré la première charge utile opérationnelle de l’histoire du lanceur : 26 satellites Starlink V3 destinés à rejoindre la constellation commerciale. Sur X, Elon Musk a résumé la journée à 16 h 01 (heure de Paris) : « First orbital flight of Starship successful! ».
Le vol n’a pourtant pas suivi le plan à la lettre. Un moteur du Ship s’est arrêté trop tôt pendant l’ascension, puis SpaceX a choisi de ramener le véhicule après environ trois heures de vol, au lieu des six orbites et des près de dix heures annoncées. Nous avions présenté ce matin sur ecranmobile.fr les enjeux de ce vol ; voici le bilan.
Le vol n’a pourtant pas suivi le plan à la lettre. Un moteur du Ship s’est arrêté trop tôt pendant l’ascension, puis SpaceX a choisi de ramener le véhicule après environ trois heures de vol, au lieu des six orbites et des près de dix heures annoncées. Nous avions présenté ce matin sur ecranmobile.fr les enjeux de ce vol ; voici le bilan.
La chronologie du Flight 14, en heure de Paris
Tous les horaires sont donnés en heure de Paris (UTC+2). Ils s’appuient sur les messages publiés par SpaceX sur X, sur le suivi en direct de Space.com et, pour l’amerrissage, sur ABC News.
14 h 49 : décollage du booster Super Heavy B21 et du Ship S41 depuis le Pad 2 de Starbase, au Texas, une trentaine de minutes après l’ouverture de la fenêtre de tir.
14 h 51 : séparation à chaud des deux étages, environ 2 min 30 s après le décollage.
14 h 56 : SpaceX annonce l’amerrissage du Super Heavy dans le golfe du Mexique.
14 h 58 : fin de la poussée du Ship, placé sur une trajectoire suborbitale dite « passivement sûre » le temps des vérifications.
15 h 11 : feu vert pour l’orbite (« Go for orbit! »).
Vers 15 h 14 : allumage d’un seul Raptor pour l’insertion orbitale, à environ 275 km d’altitude ; SpaceX confirme l’entrée en orbite à 15 h 15.
15 h 25 : début du déploiement des 26 Starlink V3, terminé vers 15 h 54.
16 h 02 : Elon Musk indique que les 26 satellites sont « deployed and operating nominally ».
Vers 16 h 30 : SpaceX décide d’écourter la mission, selon Space.com.
Vers 17 h : allumage de désorbitation ; SpaceX annonce à 17 h 04 un amerrissage « in ~1 hour ».
17 h 33 : SpaceX annonce la rentrée atmosphérique du Ship.
Peu avant 18 h : amerrissage du Ship dans le Pacifique, au nord d’Hawaï.
14 h 49 : décollage du booster Super Heavy B21 et du Ship S41 depuis le Pad 2 de Starbase, au Texas, une trentaine de minutes après l’ouverture de la fenêtre de tir.
14 h 51 : séparation à chaud des deux étages, environ 2 min 30 s après le décollage.
14 h 56 : SpaceX annonce l’amerrissage du Super Heavy dans le golfe du Mexique.
14 h 58 : fin de la poussée du Ship, placé sur une trajectoire suborbitale dite « passivement sûre » le temps des vérifications.
15 h 11 : feu vert pour l’orbite (« Go for orbit! »).
Vers 15 h 14 : allumage d’un seul Raptor pour l’insertion orbitale, à environ 275 km d’altitude ; SpaceX confirme l’entrée en orbite à 15 h 15.
15 h 25 : début du déploiement des 26 Starlink V3, terminé vers 15 h 54.
16 h 02 : Elon Musk indique que les 26 satellites sont « deployed and operating nominally ».
Vers 16 h 30 : SpaceX décide d’écourter la mission, selon Space.com.
Vers 17 h : allumage de désorbitation ; SpaceX annonce à 17 h 04 un amerrissage « in ~1 hour ».
17 h 33 : SpaceX annonce la rentrée atmosphérique du Ship.
Peu avant 18 h : amerrissage du Ship dans le Pacifique, au nord d’Hawaï.
Un moteur perdu, une orbite atteinte et un retour écourté
L’ascension a donné quelques sueurs froides. L’un des six moteurs Raptor du Ship s’est éteint prématurément ; le véhicule a compensé et achevé sa poussée. Sur le webcast, le porte-parole Dan Huot a un temps annoncé l’abandon de la tentative d’orbite, avant que les contrôleurs ne reviennent sur cette décision. Le plan de vol n’autorisait l’insertion orbitale qu’avec une redondance suffisante pour la désorbitation de fin de mission. Le moteur défaillant n’étant plus nécessaire, l’équipe a donné son feu vert. Côté booster, deux moteurs ont également posé problème, selon ABC News, sans empêcher un amerrissage contrôlé environ sept minutes après le décollage.
Après le déploiement des satellites, SpaceX a profité du premier point de contrôle en orbite pour ramener le Ship, plutôt que de prolonger le vol d’environ sept heures et demie. L’entreprise n’a pas donné de raison, selon l’Associated Press et ABC News, et un lien avec l’arrêt moteur n’est pas établi. Le plan de vol prévoyait précisément cette option de repli, avec une zone d’amerrissage au nord d’Hawaï au lieu du large du Chili. D’après l’AP, le Ship a basculé et s’est embrasé au contact de l’eau, une issue déjà observée lors de précédents vols, pour un étage qui n’était pas destiné à être récupéré. L’état du bouclier thermique, observé en orbite par trois des V3 équipés de caméras, n’avait pas été détaillé lundi soir.
Après le déploiement des satellites, SpaceX a profité du premier point de contrôle en orbite pour ramener le Ship, plutôt que de prolonger le vol d’environ sept heures et demie. L’entreprise n’a pas donné de raison, selon l’Associated Press et ABC News, et un lien avec l’arrêt moteur n’est pas établi. Le plan de vol prévoyait précisément cette option de repli, avec une zone d’amerrissage au nord d’Hawaï au lieu du large du Chili. D’après l’AP, le Ship a basculé et s’est embrasé au contact de l’eau, une issue déjà observée lors de précédents vols, pour un étage qui n’était pas destiné à être récupéré. L’état du bouclier thermique, observé en orbite par trois des V3 équipés de caméras, n’avait pas été détaillé lundi soir.
Pourquoi les V3 comptent pour le mobile et pour Starlink
Chaque Starlink V3 doit ajouter, selon SpaceX, 1 Tbps de capacité à la constellation, soit jusqu’à 26 Tbps pour ce seul lancement, environ dix fois ce qu’apporte un Falcon 9 chargé de Starlink V2 Mini. Après séparation, les satellites déploient antennes et panneaux, établissent leurs liaisons radio et laser, puis relèvent leur orbite grâce à leurs propulseurs. SpaceX indique qu’ils pourraient commencer à servir des clients quelques semaines après les contrôles en orbite. Jusqu’ici, les V3 embarqués sur les vols d’essai suivaient une trajectoire suborbitale et retombaient rapidement.
Côté mobile, l’enjeu dépasse le spectacle du lancement. Davantage de capacité spatiale conditionne les débits en pointe, le nombre d’utilisateurs simultanés et, à terme, la crédibilité des usages satellitaires liés au smartphone : continuité hors couverture, roaming, backhaul des réseaux. SpaceX a déjà évoqué jusqu’à 60 V3 par vol ; si Starship tient une cadence régulière, la capacité ajoutée à chaque lancement changera d’échelle. Les chiffres annoncés restent toutefois à confronter aux premières mesures terrain, notamment sur les offres Starlink en Europe.
Côté mobile, l’enjeu dépasse le spectacle du lancement. Davantage de capacité spatiale conditionne les débits en pointe, le nombre d’utilisateurs simultanés et, à terme, la crédibilité des usages satellitaires liés au smartphone : continuité hors couverture, roaming, backhaul des réseaux. SpaceX a déjà évoqué jusqu’à 60 V3 par vol ; si Starship tient une cadence régulière, la capacité ajoutée à chaque lancement changera d’échelle. Les chiffres annoncés restent toutefois à confronter aux premières mesures terrain, notamment sur les offres Starlink en Europe.
Et maintenant : Flight 15, catch du Ship et FAA
Selon Spaceflight Now, SpaceX avait indiqué qu’en fonction du bilan de ce vol, une tentative de « catch » du Ship, c’est-à-dire sa récupération par les bras de la tour de lancement, pourrait intervenir dès le Flight 15. D’après l’AP, Elon Musk estime les chances de réussite à une sur deux, ou un peu plus ; en cas de succès, le Ship récupéré pourrait revoler d’ici la fin de l’année ou au début de 2027. L’arrêt moteur et le retour anticipé devront d’abord être analysés.
Côté réglementaire, la licence délivrée par la FAA le 26 septembre ne couvrait que le Flight 14, selon NASASpaceflight : une nouvelle modification sera nécessaire pour les vols suivants. Aucune enquête de l’agence n’avait été annoncée lundi en début de soirée. L’administrateur de la NASA, Jared Isaacman, a salué une mission menée « in a safe, responsible and especially inspirational way », rapporte l’AP. L’enjeu dépasse Starlink : la NASA a retenu Starship comme l’un des atterrisseurs lunaires de son programme Artemis.
Sources : compte X @SpaceX (messages du 28 septembre 2026, de 12 h 27 à 17 h 33, heure de Paris) ; compte X d’Elon Musk (28 septembre 2026, 16 h 01 et 16 h 02) ; page officielle SpaceX Starship Flight 14 (objectifs et chronologie prévue) ; webcast officiel SpaceX, cité par Space.com ; Associated Press (Marcia Dunn), 28 septembre 2026 ; ABC News, 28 septembre 2026 ; Space.com, suivi en direct du 28 septembre 2026 ; Spaceflight Now, 28 septembre 2026 ; NASASpaceflight, 27 septembre 2026 ; FAA, déclaration du 27 septembre 2026.
Côté réglementaire, la licence délivrée par la FAA le 26 septembre ne couvrait que le Flight 14, selon NASASpaceflight : une nouvelle modification sera nécessaire pour les vols suivants. Aucune enquête de l’agence n’avait été annoncée lundi en début de soirée. L’administrateur de la NASA, Jared Isaacman, a salué une mission menée « in a safe, responsible and especially inspirational way », rapporte l’AP. L’enjeu dépasse Starlink : la NASA a retenu Starship comme l’un des atterrisseurs lunaires de son programme Artemis.
Sources : compte X @SpaceX (messages du 28 septembre 2026, de 12 h 27 à 17 h 33, heure de Paris) ; compte X d’Elon Musk (28 septembre 2026, 16 h 01 et 16 h 02) ; page officielle SpaceX Starship Flight 14 (objectifs et chronologie prévue) ; webcast officiel SpaceX, cité par Space.com ; Associated Press (Marcia Dunn), 28 septembre 2026 ; ABC News, 28 septembre 2026 ; Space.com, suivi en direct du 28 septembre 2026 ; Spaceflight Now, 28 septembre 2026 ; NASASpaceflight, 27 septembre 2026 ; FAA, déclaration du 27 septembre 2026.
Revoir le vol en replay : la retransmission officielle de SpaceX, du compte à rebours à l’amerrissage du Ship dans le Pacifique.
Watch Starship Flight 14 https://t.co/uQKQvgbrch
— SpaceX (@SpaceX) 28 septembre 2026



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Starship Flight 14 : SpaceX vise le premier vol orbital et le déploiement de 26 Starlink V3




