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AST SpaceMobile promet son service satellite vers smartphone fin 2026


AST SpaceMobile vise un premier service satellite vers smartphone d’ici fin 2026 dans cinq pays, dont les États-Unis, avec 60 opérateurs partenaires. L’Europe continentale ne figure pas dans cette première vague, contrairement au Royaume-Uni.



Décollage de la fusée Falcon 9 emportant les cinq premiers satellites BlueBird d’AST SpaceMobile, le 12 septembre 2024. © AST SpaceMobile
Décollage de la fusée Falcon 9 emportant les cinq premiers satellites BlueBird d’AST SpaceMobile, le 12 septembre 2024. © AST SpaceMobile
Le service satellitaire d’AST SpaceMobile se précise. Dans un communiqué publié le 20 octobre 2026, la société texane annonce qu’elle prépare une couverture « initiale et intermittente » avant la fin de l’année aux États-Unis, au Canada, au Japon, au Royaume-Uni et en Arabie saoudite. Sa promesse : connecter directement des smartphones ordinaires, sans antenne ni terminal particulier, en 4G et en 5G depuis l’orbite basse.

Que promet AST SpaceMobile pour fin 2026 ?

« Nous avançons vers le service avec les partenariats, le spectre et les capacités réseau nécessaires pour faire entrer le haut débit cellulaire depuis l’espace dans la vie quotidienne », déclare Scott Wisniewski, président d’AST SpaceMobile, cité dans le communiqué. Il présente les satellites BlueBird comme les plus grands satellites de communication jamais déployés en orbite basse.

Aux États-Unis, l’entreprise indique avoir déjà activé plus de 3 000 cellules de couverture et prévoit d’activer avant la fin de l’année les quelque 5 600 cellules qui couvrent le territoire continental. Ces cellules numériques constituent, d’après la société, un préalable indispensable à tout déploiement national. Cette étape doit permettre un service initial et intermittent, disponible uniquement dans la zone couverte par les satellites au moment de la connexion. Selon AST SpaceMobile, de nouveaux lancements allongeront ensuite la durée et la fréquence de la couverture, jusqu’à un service continu.

Quels opérateurs et quelles fréquences mobilise AST SpaceMobile ?

La société revendique un écosystème de plus de 60 opérateurs mobiles, représentant plus de 3 milliards d’abonnés, et plus de 60 stations au sol déployées, installées ou en projet. Elle cite des partenariats stratégiques avec AT&T, Verizon, Vodafone, Rakuten Mobile, Bell Canada, Telus et le groupe stc. Ces accords doivent lui offrir un accès direct au marché via les offres mobiles existantes de ces opérateurs, qui pourront étendre leur couverture et proposer de nouvelles options de connectivité à leurs abonnés, explique AST SpaceMobile. Au Canada, Telus et AST SpaceMobile ont d’ailleurs déjà réussi un premier test d’appel par satellite.

Côté spectre, AST SpaceMobile combine les fréquences de ses opérateurs partenaires avec des bandes du service mobile par satellite (MSS). L’entreprise vise environ 100 MHz aux États-Unis, dont 45 MHz en bande moyenne MSS en Amérique du Nord, et revendique des droits prioritaires sur 60 MHz en bande S au niveau mondial, marché par marché. Ses satellites peuvent s’accorder sur environ 1 150 MHz de fréquences basses et moyennes, sous réserve des autorisations réglementaires.

La production suit, selon le communiqué : les satellites BlueBird sont assemblés et testés à Midland, au Texas, où la fabrication progresse jusqu’au BlueBird 50. L’entreprise affirme disposer de plus de 46 000 mètres carrés d’usines et de bureaux dans le monde et de plus de 2 250 salariés.

Pourquoi l’Europe continentale attend-elle encore ?

Le communiqué ne mentionne aucun pays de l’Union européenne dans cette première vague, malgré le partenariat avec Vodafone. Seul le Royaume-Uni figure parmi les marchés européens visés. Le sujet du spectre y pèse lourd : Orange, Deutsche Telekom, Telefónica et Vodafone ont fait savoir qu’ils visaient les fréquences MSS en Europe, dont l’attribution reste à trancher.

La concurrence avance pendant ce temps. Au Royaume-Uni, Virgin Media O2 a lancé dès le 26 février 2026 O2 Satellite, présenté comme le premier service européen de données par satellite vers smartphone, en s’appuyant sur Starlink Direct to Cell. Selon l’opérateur, il fait passer la couverture du territoire britannique de 89 % à 95 %, pour 3 livres par mois. Aux États-Unis, SpaceX négocie l’accès à des dizaines de milliers de sites cellulaires pour Starlink Mobile.

AST SpaceMobile prévient enfin que la disponibilité du service s’étendra au rythme du déploiement des satellites, des infrastructures au sol et de l’intégration aux réseaux des opérateurs, et sous réserve des autorisations nécessaires. Aucun tarif ni calendrier commercial précis n’a été communiqué.

Pigiste pour EcranMobile.fr En savoir plus sur cet auteur


Lundi 26 Octobre 2026

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