L’édition 2026 du Baromètre du numérique, pilotée par le CRÉDOC à la demande de l’Arcep, de l’Arcom, du CGE et de l’ANCT, brosse le portrait d’une France de plus en plus connectée, mais de plus en plus lucide face aux dérives du monde virtuel. Entre l’adoption éclair de l’intelligence artificielle générative et une lassitude croissante face aux risques des réseaux sociaux, voici les grands enseignements de ce rapport annuel.
L’Intelligence Artificielle : un raz-de-marée sans précédent
Jamais une technologie n'avait pénétré les foyers aussi vite. En seulement deux ans, l’usage de l’IA générative a plus que doublé : près d'une personne sur deux (48 %) y a désormais recours, contre 20 % en 2023. À titre de comparaison, le smartphone avait mis trois ans pour atteindre un tel niveau de diffusion. Réseaux sociaux : entre addiction et exposition aux risques
Si 46 % des internautes consultent quotidiennement les réseaux sociaux, l’expérience est loin d’être idyllique. Près de deux tiers des utilisateurs (64 %) déclarent avoir été exposés à des contenus inappropriés (haine, fausses informations, violence ou pornographie).
Face à ces dangers, les internautes s’organisent : 79 % utilisent au moins une fonctionnalité de protection, comme le blocage de comptes (53 %) ou la désactivation de la géolocalisation (49 %). Pourtant, le sentiment d’impuissance demeure : 38 % des personnes ayant signalé un contenu problématique n'ont jamais constaté de suppression de la part des plateformes.
Connectivité : la fibre et la 5G deviennent la norme
L'infrastructure numérique française continue de se renforcer. Huit abonnés internet fixe sur dix (78 %) disposent désormais d'une connexion par fibre ou câble, marquant la fin progressive des écarts territoriaux entre zones rurales et urbaines.
Sur le plan mobile, 61 % des possesseurs de smartphones détiennent un appareil compatible avec la 5G, une progression de 13 points en un an. Cette connectivité accrue s'accompagne d'une multiplication des objets connectés (santé, domotique, sécurité), présents chez 46 % des Français.
Écologie ou portefeuille : le paradoxe français
Alors que l'impact environnemental du numérique représente 4,4 % de l'empreinte carbone nationale, les comportements de sobriété marquent le pas. Le nombre moyen d'équipements par foyer est reparti à la hausse pour atteindre 11,2 appareils en 2025.
La réparation, bien que pratiquée par 38 % de la population, reste motivée par des raisons financières (coût d'un appareil neuf) plutôt que par pure conviction écologique. Le « bonus réparation » de l’État, bien que connu de deux tiers des Français, n'a été utilisé que par 9 % d’entre eux.
Une fracture numérique qui change de visage
Si 94 % des Français utilisent internet, l'inclusion reste un défi. 40 % des citoyens rencontrent encore des freins dans leurs usages quotidiens, principalement par manque de compétences (22 %).
Le besoin d'humain reste crucial : en cas de difficulté administrative en ligne, l'échange téléphonique (44 %) ou l'accueil physique (34 %) restent largement préférés aux solutions automatisées comme les chatbots, dont seulement 26 % des utilisateurs se disent satisfaits.
L’Intelligence Artificielle : un raz-de-marée sans précédent
Jamais une technologie n'avait pénétré les foyers aussi vite. En seulement deux ans, l’usage de l’IA générative a plus que doublé : près d'une personne sur deux (48 %) y a désormais recours, contre 20 % en 2023. À titre de comparaison, le smartphone avait mis trois ans pour atteindre un tel niveau de diffusion.
- Une pratique d'abord privée : 42 % des Français utilisent l'IA à titre personnel, contre 30 % des actifs pour leur travail.
- Les jeunes en pointe : 85 % des 18-24 ans utilisent ces outils, principalement pour la recherche d’information (73 %) et l’aide à la rédaction (58 %).
- Méfiance persistante : Malgré cet essor, 52 % de la population reste méfiante, craignant notamment la déshumanisation des rapports sociaux et l'utilisation abusive de leurs données personnelles.
Si 46 % des internautes consultent quotidiennement les réseaux sociaux, l’expérience est loin d’être idyllique. Près de deux tiers des utilisateurs (64 %) déclarent avoir été exposés à des contenus inappropriés (haine, fausses informations, violence ou pornographie).
Face à ces dangers, les internautes s’organisent : 79 % utilisent au moins une fonctionnalité de protection, comme le blocage de comptes (53 %) ou la désactivation de la géolocalisation (49 %). Pourtant, le sentiment d’impuissance demeure : 38 % des personnes ayant signalé un contenu problématique n'ont jamais constaté de suppression de la part des plateformes.
Connectivité : la fibre et la 5G deviennent la norme
L'infrastructure numérique française continue de se renforcer. Huit abonnés internet fixe sur dix (78 %) disposent désormais d'une connexion par fibre ou câble, marquant la fin progressive des écarts territoriaux entre zones rurales et urbaines.
Sur le plan mobile, 61 % des possesseurs de smartphones détiennent un appareil compatible avec la 5G, une progression de 13 points en un an. Cette connectivité accrue s'accompagne d'une multiplication des objets connectés (santé, domotique, sécurité), présents chez 46 % des Français.
Écologie ou portefeuille : le paradoxe français
Alors que l'impact environnemental du numérique représente 4,4 % de l'empreinte carbone nationale, les comportements de sobriété marquent le pas. Le nombre moyen d'équipements par foyer est reparti à la hausse pour atteindre 11,2 appareils en 2025.
La réparation, bien que pratiquée par 38 % de la population, reste motivée par des raisons financières (coût d'un appareil neuf) plutôt que par pure conviction écologique. Le « bonus réparation » de l’État, bien que connu de deux tiers des Français, n'a été utilisé que par 9 % d’entre eux.
Une fracture numérique qui change de visage
Si 94 % des Français utilisent internet, l'inclusion reste un défi. 40 % des citoyens rencontrent encore des freins dans leurs usages quotidiens, principalement par manque de compétences (22 %).
Le besoin d'humain reste crucial : en cas de difficulté administrative en ligne, l'échange téléphonique (44 %) ou l'accueil physique (34 %) restent largement préférés aux solutions automatisées comme les chatbots, dont seulement 26 % des utilisateurs se disent satisfaits.



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