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Smartphones pillés : les vérifications à faire avant d’acheter d’occasion


Après les pillages du 17 octobre, la ministre Anne Le Hénanff a réuni le 19 octobre six plateformes de revente, dont Vinted, Leboncoin et Amazon. Pour l’acheteur, un smartphone volé peut être bloqué par son IMEI dans les 4 jours ouvrés suivant la déclaration de vol, et l’achat en connaissance de cause relève du recel.



Que demande le gouvernement aux plateformes de revente ?

Les cinq vérifications à faire avant d’acheter un smartphone d’occasion, d’après l’Arcep, Service-public.fr et Apple. Graphique ecranmobile.fr
Les cinq vérifications à faire avant d’acheter un smartphone d’occasion, d’après l’Arcep, Service-public.fr et Apple. Graphique ecranmobile.fr
Le 17 octobre 2026, en marge des manifestations, des commerces ont été pillés dans plusieurs villes. Les boutiques de téléphonie figuraient parmi les cibles. Selon un communiqué d’Altice France cité par Télé Satellite, une quinzaine de boutiques SFR ont subi des dégradations, des intrusions ou des vols. Le même site fait état d’une boutique Orange pillée à Rennes et des Apple Store de Lille et de Bordeaux visés, tandis qu’Ouest-France rapporte le pillage de la Fnac de Nantes.

Le 19 octobre, la ministre déléguée au Numérique, Anne Le Hénanff, a écrit sur X que « des articles volés ce week-end sont proposés à la vente sur certaines plateformes ». « Nous attendons de ces plateformes qu’elles retirent sans délai les annonces en question », a-t-elle ajouté, annonçant une réunion avec le ministre Serge Papin et des représentants des ministères de l’Intérieur et de la Justice. Selon l’AFP, six plateformes étaient conviées : Vinted, Amazon, eBay, Leboncoin, Meta et TikTok.

Vinted a indiqué à l’AFP appliquer « une tolérance zéro » et avoir supprimé des annonces susceptibles de concerner des biens volés, selon TF1 Info. eBay a précisé mettre à la disposition des forces de l’ordre un portail dédié.

Comment un smartphone volé est-il bloqué par son IMEI ?

Chaque téléphone porte un identifiant unique de 15 chiffres, l’IMEI. Selon la fiche pratique de l’Arcep, le propriétaire volé doit prévenir son opérateur, qui bloque la carte SIM, puis porter plainte en indiquant ce code. Le terminal est ensuite bloqué « dans un délai de 4 jours ouvrés » à compter de la réception de la déclaration officielle de vol transmise par la police ou la gendarmerie, un processus que l’Arcep qualifie d’« automatique et systématique ».

Service-public.fr précise que c’est l’appareil lui-même qui est bloqué, et pas seulement la ligne. D’après Télé Satellite, Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free inscrivent ces IMEI dans une base commune qui interdit l’accès aux quatre réseaux. Un téléphone qui fonctionne le jour de l’achat peut donc cesser de capter le réseau quelques jours plus tard.

Comment vérifier un smartphone d’occasion avant de l’acheter ?

Premier réflexe : composer *#06# sur le téléphone, qui affiche son IMEI, comme le rappelle l’Arcep. Le numéro doit correspondre à celui inscrit sur la boîte et, idéalement, sur la facture d’origine au nom du vendeur.

Deuxième point : le verrouillage d’activation. Apple recommande, dans sa page consacrée à l’achat d’un iPhone d’occasion, de ne pas acheter un appareil qui affiche « iPhone verrouillé par le propriétaire ». Ce verrouillage est « conçu pour empêcher toute personne autre que le propriétaire d’utiliser l’iPhone », explique le constructeur. En présence du vendeur, il faut lui demander de désactiver ce verrouillage et d’effacer l’appareil, qui doit alors afficher l’écran « Bonjour ».

Il est aussi utile d’insérer sa propre carte SIM et de passer un appel avant de payer, puis de privilégier un paiement traçable. Selon une étude présentée par EcranMobile, plus d’un Français sur trois a déjà acheté un smartphone d’occasion.

Que risque l’acheteur d’un téléphone volé ?

Acheter ou revendre un bien en sachant qu’il provient d’un vol constitue un recel. L’article 321-1 du Code pénal le punit de cinq ans d’emprisonnement et de 375 000 euros d’amende. Selon JeChange, le juge peut déduire cette connaissance des circonstances de l’achat, comme un prix très inférieur au marché, l’absence de facture ou plusieurs exemplaires neufs proposés par un même particulier.

Même de bonne foi, l’acheteur peut perdre l’appareil : le Code civil permet au propriétaire volé de le réclamer pendant trois ans, rappelle le même site.

En résumé, un smartphone vendu sans facture au lendemain des pillages peut être bloqué sur les réseaux français et exposer son acheteur à des poursuites.

Pigiste pour EcranMobile.fr En savoir plus sur cet auteur


Lundi 19 Octobre 2026


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