Comment fonctionne le simulateur d’exposition de l’ANFR ?
Les cartes de simulation de Cartoradio en extérieur, à gauche, et en intérieur, à droite, à Paris. © ANFR
L’Agence nationale des fréquences (ANFR) a annoncé le 16 octobre 2026 la mise à disposition de nouvelles cartes de niveaux simulés de l’exposition aux champs électromagnétiques, « désormais disponibles à la fois à l’extérieur et à l’intérieur des bâtiments ». Elles sont accessibles sur le site Cartoradio.fr et dans l’application mobile OpenBarres.
Selon l’agence, cette modélisation estime les niveaux générés par les antennes de téléphonie mobile en service sur l’ensemble du territoire national, y compris à l’intérieur des bâtiments, à proximité des fenêtres. Elle est prévue par le 4e Plan national santé environnement (PNSE 4). L’outil a été développé avec la Direction générale de la prévention des risques du ministère de la Transition écologique, le Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB) et la société GEOMOD by COEXIA, indique l’ANFR.
Une première version, lancée en avril 2025, ne couvrait que l’extérieur. Les calculs modélisent la propagation des ondes dans un environnement en trois dimensions, à partir des bases cartographiques de l’IGN, sol et bâtiments, et des caractéristiques des stations extérieures autorisées par l’ANFR. Les cartes sont mises à jour chaque mois pour intégrer les nouvelles stations, et les modifications des bâtiments une fois par an, précise l’agence.
Selon l’agence, cette modélisation estime les niveaux générés par les antennes de téléphonie mobile en service sur l’ensemble du territoire national, y compris à l’intérieur des bâtiments, à proximité des fenêtres. Elle est prévue par le 4e Plan national santé environnement (PNSE 4). L’outil a été développé avec la Direction générale de la prévention des risques du ministère de la Transition écologique, le Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB) et la société GEOMOD by COEXIA, indique l’ANFR.
Une première version, lancée en avril 2025, ne couvrait que l’extérieur. Les calculs modélisent la propagation des ondes dans un environnement en trois dimensions, à partir des bases cartographiques de l’IGN, sol et bâtiments, et des caractéristiques des stations extérieures autorisées par l’ANFR. Les cartes sont mises à jour chaque mois pour intégrer les nouvelles stations, et les modifications des bâtiments une fois par an, précise l’agence.
Comment lire les couleurs des façades sur Cartoradio ?
Les niveaux sont exprimés en volt par mètre (V/m). À l’extérieur, ils sont calculés à 1,5 mètre au-dessus du sol. À l’intérieur, l’ANFR retient une façade modélisée par une fenêtre ou une paroi à double vitrage sans traitement d’isolation thermique.
La couleur d’une façade correspond au niveau du 90e percentile : selon l’agence, pour 90 % de la façade, l’exposition juste derrière est inférieure à la valeur associée à la couleur, et elle est supérieure pour les 10 % restants. Le niveau affiché constitue ainsi une estimation haute de l’exposition intérieure.
L’échelle commence en violet foncé à partir de 0,4 V/m, la médiane nationale des mesures effectuées jusqu’en 2023, passe au jaune entre 12 et 24 V/m et à l’orange au-delà de 24 V/m. Pour comparaison, les valeurs limites fixées par le décret du 3 mai 2002 sont comprises entre 36 et 61 V/m selon les fréquences. « En France, les niveaux d’exposition simulés, y compris à l’intérieur des bâtiments, restent très inférieurs aux valeurs limites réglementaires », affirme l’ANFR.
La couleur d’une façade correspond au niveau du 90e percentile : selon l’agence, pour 90 % de la façade, l’exposition juste derrière est inférieure à la valeur associée à la couleur, et elle est supérieure pour les 10 % restants. Le niveau affiché constitue ainsi une estimation haute de l’exposition intérieure.
L’échelle commence en violet foncé à partir de 0,4 V/m, la médiane nationale des mesures effectuées jusqu’en 2023, passe au jaune entre 12 et 24 V/m et à l’orange au-delà de 24 V/m. Pour comparaison, les valeurs limites fixées par le décret du 3 mai 2002 sont comprises entre 36 et 61 V/m selon les fréquences. « En France, les niveaux d’exposition simulés, y compris à l’intérieur des bâtiments, restent très inférieurs aux valeurs limites réglementaires », affirme l’ANFR.
Quelles sont les limites de la simulation de l’ANFR ?
L’agence le souligne elle-même : il s’agit d’un calcul théorique. Les niveaux intérieurs sont déduits de l’exposition de la façade, « calculée à partir d’une description simplifiée des bâtiments, qui peut différer de la situation réelle ». L’ANFR fait état d’une « bonne cohérence statistique » entre mesures et modélisation, sans exclure des écarts locaux.
Le double vitrage retenu correspond à une atténuation forfaitaire de 3,8 dB, soit environ 35 % de champ en moins, détaille la foire aux questions de l’agence. Derrière un simple vitrage ou une fenêtre ouverte, l’exposition réelle peut donc être plus élevée que la valeur simulée. Seules les stations extérieures sont prises en compte. En cas d’anomalie, comme une antenne mal positionnée, un formulaire en ligne permet de la signaler.
Le double vitrage retenu correspond à une atténuation forfaitaire de 3,8 dB, soit environ 35 % de champ en moins, détaille la foire aux questions de l’agence. Derrière un simple vitrage ou une fenêtre ouverte, l’exposition réelle peut donc être plus élevée que la valeur simulée. Seules les stations extérieures sont prises en compte. En cas d’anomalie, comme une antenne mal positionnée, un formulaire en ligne permet de la signaler.
Comment demander une mesure gratuite de l’exposition aux ondes ?
Pour connaître le niveau réel, l’ANFR renvoie vers la mesure sur le terrain. Son service en ligne mesures.anfr.fr permet à toute personne, particulier ou élu, de demander une mesure d’exposition dont les coûts sont pris en charge par l’agence. Les résultats sont ensuite publiés sur Cartoradio.fr.
La simulation sert aussi à orienter la surveillance de l’agence vers les zones où l’exposition est susceptible d’être plus élevée, souvent en ville ou en présence de relief. En cas de dépassement constaté, l’ANFR indique qu’elle demanderait l’arrêt immédiat de l’émetteur en cause. L’agence publie par ailleurs chaque mois l’état du déploiement des antennes, comme l’a détaillé EcranMobile.
En résumé, le simulateur de l’ANFR donne un ordre de grandeur de l’exposition chez soi, mais seule une mesure permet de la certifier.
La simulation sert aussi à orienter la surveillance de l’agence vers les zones où l’exposition est susceptible d’être plus élevée, souvent en ville ou en présence de relief. En cas de dépassement constaté, l’ANFR indique qu’elle demanderait l’arrêt immédiat de l’émetteur en cause. L’agence publie par ailleurs chaque mois l’état du déploiement des antennes, comme l’a détaillé EcranMobile.
En résumé, le simulateur de l’ANFR donne un ordre de grandeur de l’exposition chez soi, mais seule une mesure permet de la certifier.



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