Que propose la CMA sur le NFC de l’iPhone ?
Part du sans-contact dans les paiements au Royaume-Uni et usage des portefeuilles mobiles, selon la CMA. Graphique ecranmobile.fr
Le 20 octobre 2026, la Competition and Markets Authority (CMA) a ouvert une consultation sur une « exigence de conduite » visant la puce NFC de l’iPhone. Le texte s’appuie sur le Digital Markets, Competition and Consumers Act de 2024 et sur la désignation d’Apple comme entreprise disposant d’un « statut de marché stratégique » pour sa plateforme mobile.
Selon le communiqué publié sur gov.uk, Apple devrait donner accès aux deux standards internationaux du sans-contact : l’élément sécurisé (SE), qui stocke les données sur l’appareil, et l’émulation de carte hôte (HCE), qui les stocke hors de l’appareil. La CMA précise qu’Apple ne propose aujourd’hui que le SE au Royaume-Uni. Elle affirme que les éléments recueillis suggèrent qu’« aucune des deux technologies ne soulève de problème de sécurité inhérent ».
Selon le communiqué publié sur gov.uk, Apple devrait donner accès aux deux standards internationaux du sans-contact : l’élément sécurisé (SE), qui stocke les données sur l’appareil, et l’émulation de carte hôte (HCE), qui les stocke hors de l’appareil. La CMA précise qu’Apple ne propose aujourd’hui que le SE au Royaume-Uni. Elle affirme que les éléments recueillis suggèrent qu’« aucune des deux technologies ne soulève de problème de sécurité inhérent ».
Pourquoi la CMA veut-elle faire baisser les frais d’Apple ?
Le régulateur juge que les frais et les règles d’accès d’Apple risquent de bloquer l’innovation des fintechs britanniques. Il dit avoir entendu des entreprises estimer que les conditions actuelles ne sont pas viables commercialement. La CMA ne fixe pas de prix : elle propose des principes de tarification, avec l’objectif que les frais soient « nettement inférieurs » aux tarifs actuels, tout en rémunérant équitablement Apple.
Pour justifier l’enjeu, la CMA cite UK Finance : le sans-contact représentait 39 % des paiements en 2025, contre 3 % dix ans plus tôt. D’après une étude de Which?, 62 % des adultes britanniques utilisent un portefeuille numérique, Apple Wallet étant le plus répandu (50 %). « Nous avons entendu que des frais élevés, des conditions strictes et des restrictions techniques […] rendent trop difficile pour les challengers d’innover et de rivaliser », a déclaré Sarah Cardell, directrice générale de la CMA. David Geale, de la FCA, le régulateur financier, a salué une mesure qui doit aussi soutenir l’open banking.
La consultation se clôt le mardi 17 novembre 2026 ; la décision finale sera prise après l’examen des réponses, indique la CMA.
Pour justifier l’enjeu, la CMA cite UK Finance : le sans-contact représentait 39 % des paiements en 2025, contre 3 % dix ans plus tôt. D’après une étude de Which?, 62 % des adultes britanniques utilisent un portefeuille numérique, Apple Wallet étant le plus répandu (50 %). « Nous avons entendu que des frais élevés, des conditions strictes et des restrictions techniques […] rendent trop difficile pour les challengers d’innover et de rivaliser », a déclaré Sarah Cardell, directrice générale de la CMA. David Geale, de la FCA, le régulateur financier, a salué une mesure qui doit aussi soutenir l’open banking.
La consultation se clôt le mardi 17 novembre 2026 ; la décision finale sera prise après l’examen des réponses, indique la CMA.
Comment Apple répond-il à la CMA ?
Dans une déclaration transmise à la BBC et à Reuters, Apple défend son dispositif actuel, qui permet selon lui aux développeurs d’intégrer des paiements en magasin, des titres de transport, des clés de voiture ou des billets directement dans leurs applications. Cette solution « facilite la concurrence entre les portefeuilles, tout en garantissant que les données sensibles des utilisateurs restent protégées par les plus hauts standards de sécurité », affirme le groupe. « Nous ne pensons pas que la CMA devrait imposer à Apple une approche offrant des protections moindres en matière de confidentialité et de sécurité », a ajouté un porte-parole, qui promet de continuer à « dialoguer de manière constructive ».
À l’inverse, Revolut a salué la proposition auprès de Reuters. « L’orientation de la CMA crée une réelle opportunité pour les fintechs britanniques de rivaliser à armes égales avec les Big Tech », a déclaré David Tirado, son directeur commercial, qui juge l’accès en HCE « essentiel ».
À l’inverse, Revolut a salué la proposition auprès de Reuters. « L’orientation de la CMA crée une réelle opportunité pour les fintechs britanniques de rivaliser à armes égales avec les Big Tech », a déclaré David Tirado, son directeur commercial, qui juge l’accès en HCE « essentiel ».
Quels portefeuilles concurrents d’Apple Pay existent en Europe ?
La CMA met en avant le contraste avec l’Union européenne, où Apple a accepté en 2024 d’ouvrir le NFC aux paiements, comme l’avait relaté EcranMobile (https://www.ecranmobile.fr/L-UE-ouvre-le-paiement-sans-contact-sur-iPhone-a-la-concurrence_a76855.html). « Six mois seulement » après cet accord, Vipps a lancé la première application de paiement alternative, suivie par PayPal, Klarna, Curve et BBVA, rappelle le régulateur. Vipps MobilePay avait annoncé le 9 décembre 2024 le paiement sans contact sur iPhone en Norvège, et Curve a lancé Curve Pay sur iOS dans l’Espace économique européen en mai 2025.
Au Royaume-Uni, en revanche, « pas une seule entreprise » n’a lancé de portefeuille concurrent de celui d’Apple, souligne la CMA. Selon Reuters, ses propositions restent moins contraignantes que les engagements européens, qui incluent un accès gratuit pour les développeurs tiers.
Au Royaume-Uni, en revanche, « pas une seule entreprise » n’a lancé de portefeuille concurrent de celui d’Apple, souligne la CMA. Selon Reuters, ses propositions restent moins contraignantes que les engagements européens, qui incluent un accès gratuit pour les développeurs tiers.



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