Ce que dénonce Kyiv
Serhiy Beskrestnov, conseiller du président Volodymyr Zelensky pour les technologies militaires, a indiqué mercredi 14 octobre sur Telegram que SpaceX avait instauré « dans la nuit » une limite de vitesse sur des terminaux Starlink utilisés par l’armée ukrainienne. Selon lui, les forces de défense n’ont reçu aucun avertissement, ce qui a entraîné « la perturbation d’un certain nombre de missions ».
Une source du ministère ukrainien de la Défense a précisé à la BBC que la connexion était perdue dès qu’un engin dépassait environ 160 km/h. Selon cette source, la mesure gêne surtout les drones intercepteurs et les drones de frappe à moyenne portée, ainsi que la logistique, la reconnaissance et le relais de signaux. L’origine exacte du problème faisait encore l’objet d’une enquête, a-t-elle ajouté.
Une source du ministère ukrainien de la Défense a précisé à la BBC que la connexion était perdue dès qu’un engin dépassait environ 160 km/h. Selon cette source, la mesure gêne surtout les drones intercepteurs et les drones de frappe à moyenne portée, ainsi que la logistique, la reconnaissance et le relais de signaux. L’origine exacte du problème faisait encore l’objet d’une enquête, a-t-elle ajouté.
Starlink ou Starshield, une distinction centrale
Les terminaux concernés ne relèvent pas du service grand public. Ils utilisent Starshield, la déclinaison de Starlink destinée aux armées et aux agences de sécurité, gérée par le gouvernement américain, selon le Guardian. D’après la presse ukrainienne et britannique, les terminaux fixes ne sont pas visés, et les communications de base des unités au sol resteraient donc disponibles.
Elon Musk a répondu publiquement à Kyiv mercredi soir sur X. « Les systèmes Starshield appartiennent au gouvernement américain et sont contrôlés par lui. Toute limite de vitesse ou d’usage est décidée par l’armée américaine et, en dernier ressort, par le président », a écrit le patron de SpaceX. Il ajoute que Starlink, service commercial contrôlé par SpaceX, est réservé aux « activités civiles ou défensives ». Ni SpaceX par voie de communiqué ni la Maison-Blanche n’avaient commenté à ce stade.
Elon Musk a répondu publiquement à Kyiv mercredi soir sur X. « Les systèmes Starshield appartiennent au gouvernement américain et sont contrôlés par lui. Toute limite de vitesse ou d’usage est décidée par l’armée américaine et, en dernier ressort, par le président », a écrit le patron de SpaceX. Il ajoute que Starlink, service commercial contrôlé par SpaceX, est réservé aux « activités civiles ou défensives ». Ni SpaceX par voie de communiqué ni la Maison-Blanche n’avaient commenté à ce stade.
Un rétablissement partiel annoncé le soir même
Vers 20 heures, heure de Paris, Mykhaïlo Fedorov, ministre ukrainien de la Défense et ancien ministre de la Transformation numérique, a annoncé sur X que la connectivité Starlink « à des vitesses allant jusqu’à 160 km/h » était en cours de rétablissement. Ce message laisse entendre que le seuil était descendu plus bas dans la journée, comme l’avait rapporté le militant Serhii Sternenko, cité par le Guardian. Le ministre juge désormais « crucial » pour la défense du pays de supprimer totalement la limite appliquée à Starshield, et remercie Elon Musk.
Aucune des parties n’a précisé qui avait décidé la restriction, ni pourquoi. Serhiy Beskrestnov estime qu’elle « ne peut pas être une coïncidence » et la relie à « la situation politique actuelle ». Cette lecture reste à ce stade une interprétation ukrainienne, qu’aucune source américaine n’a confirmée.
Aucune des parties n’a précisé qui avait décidé la restriction, ni pourquoi. Serhiy Beskrestnov estime qu’elle « ne peut pas être une coïncidence » et la relie à « la situation politique actuelle ». Cette lecture reste à ce stade une interprétation ukrainienne, qu’aucune source américaine n’a confirmée.
Un contexte diplomatique tendu
L’épisode intervient alors que l’administration Trump presse Kyiv de cesser ses frappes de longue portée contre les raffineries russes, selon le Guardian. Le même jour, Volodymyr Zelensky a déploré que son pays n’ait pas reçu l’alerte habituelle de ses partenaires avant une salve de missiles balistiques russes. Donald Trump dément de son côté toute coupure du partage de renseignement.
Les difficultés ne seraient pas entièrement nouvelles. Un pilote de drones cité par Politico fait état de problèmes de connexion les 11, 12 et 17 septembre, sans qu’un lien avec la mesure d’octobre soit établi.
Les difficultés ne seraient pas entièrement nouvelles. Un pilote de drones cité par Politico fait état de problèmes de connexion les 11, 12 et 17 septembre, sans qu’un lien avec la mesure d’octobre soit établi.
La dépendance à un réseau étranger en question
Depuis 2022, les terminaux de SpaceX sont devenus un outil de communication majeur pour l’Ukraine, civile comme militaire. En février 2026, la coupure de l’accès des forces russes à Starlink avait déjà montré le poids de l’entreprise sur le terrain, rappelle la BBC.
L’incident ravive une question que les militaires ukrainiens posent depuis des années : jusqu’où leurs communications de champ de bataille peuvent-elles dépendre d’un service contrôlé par une entreprise ou un gouvernement étranger ? Pour l’Europe, qui prépare sa propre constellation IRIS², la question se pose aussi.
L’incident ravive une question que les militaires ukrainiens posent depuis des années : jusqu’où leurs communications de champ de bataille peuvent-elles dépendre d’un service contrôlé par une entreprise ou un gouvernement étranger ? Pour l’Europe, qui prépare sa propre constellation IRIS², la question se pose aussi.



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