Ce que la FCC a autorisé
Starlink compare la couverture de ses satellites de première génération (V1) à celle de la future génération V2, qui doit multiplier les faisceaux. © Starlink
La décision DA 26-1078, signée par le Space Bureau et le Wireless Telecommunications Bureau de la FCC, répond à une demande déposée par SpaceX le 19 septembre 2025, puis amendée en novembre. Elle couvre une nouvelle constellation de 15 000 satellites en orbite basse, répartis sur neuf couches entre 326 et 335 km d’altitude.
Ces satellites fourniront aux États-Unis une couverture complémentaire depuis l’espace (SCS) et des services mobiles par satellite. Hors des États-Unis, ils assureront un service direct au mobile (Direct to Cell). La demande est « accordée en partie, différée en partie », malgré les demandes de rejet déposées par Globalstar, Viasat et Iridium. Pour la FCC, ce déploiement va « remodeler » la connectivité en renforçant la concurrence.
Ces satellites fourniront aux États-Unis une couverture complémentaire depuis l’espace (SCS) et des services mobiles par satellite. Hors des États-Unis, ils assureront un service direct au mobile (Direct to Cell). La demande est « accordée en partie, différée en partie », malgré les demandes de rejet déposées par Globalstar, Viasat et Iridium. Pour la FCC, ce déploiement va « remodeler » la connectivité en renforçant la concurrence.
Un service mobile sans opérateur partenaire
Pour ce type de service, les règles américaines imposent normalement à l’opérateur satellite de louer les fréquences d’un opérateur terrestre. La FCC lève cette obligation, car SpaceX détiendra elle-même les licences terrestres concernées. Cette dérogation n’est pas transférable. En contrepartie, SpaceX devra respecter les règles d’acheminement des appels d’urgence au 911 comme si elle était un opérateur mobile.
Le régulateur y voit d’abord un complément de couverture dans les zones difficiles d’accès, puis, « à terme », davantage de concurrence sur le marché de détail du mobile. Selon PCMag, cette décision ouvre à SpaceX la voie pour concurrencer AT&T, T-Mobile et Verizon. Les satellites pourront aussi utiliser les fréquences PCS G de T-Mobile, déjà exploitées par le service actuel.
Le régulateur y voit d’abord un complément de couverture dans les zones difficiles d’accès, puis, « à terme », davantage de concurrence sur le marché de détail du mobile. Selon PCMag, cette décision ouvre à SpaceX la voie pour concurrencer AT&T, T-Mobile et Verizon. Les satellites pourront aussi utiliser les fréquences PCS G de T-Mobile, déjà exploitées par le service actuel.
Les fréquences d’EchoStar, d’abord en test
Aux États-Unis, la constellation utilisera surtout des fréquences en cours de rachat auprès d’EchoStar : AWS-3 non appariée (1695-1710 MHz), bloc AWS-H et bande 2 GHz MSS/AWS-4. Selon EchoStar, SpaceX a accepté de payer environ 17 milliards de dollars en septembre 2025 pour l’AWS-4 et le bloc H, puis 2,6 milliards en actions en novembre pour l’AWS-3. La FCC a approuvé le 12 mai 2026 cette cession, qui se déroule en deux étapes. Tant que la seconde n’est pas conclue, SpaceX peut seulement tester ses satellites sur ces bandes, avec l’accord d’EchoStar. D’après PCMag, la clôture est prévue le 30 novembre 2027.
Deux demandes restent en suspens : la bande 2020-2025 MHz aux États-Unis, et la plage 1429-2690 MHz hors des États-Unis, au-delà des bandes accordées dès maintenant.
Deux demandes restent en suspens : la bande 2020-2025 MHz aux États-Unis, et la plage 1429-2690 MHz hors des États-Unis, au-delà des bandes accordées dès maintenant.
150 Mbit/s par utilisateur, selon SpaceX
Le service actuel, dont la page Direct to Cell renvoie désormais vers Starlink Mobile, s’appuie sur environ 650 satellites. Selon PCMag, il est proposé aux États-Unis uniquement avec T-Mobile, pour un débit estimé à 4 Mbit/s. SpaceX promet 150 Mbit/s par utilisateur avec la nouvelle génération, rapporte le site. Sur son site, Starlink annonce pour ses satellites V2 une capacité environ 20 fois supérieure à celle de la première génération. Ils doivent offrir, dans la plupart des environnements, une 5G « comparable » au réseau terrestre. Pour couvrir aussi les villes et les banlieues, SpaceX compte associer ses satellites à de petites antennes terrestres bon marché, des femtocellules, selon PCMag. Le directeur financier de T-Mobile s’en dit sceptique.
Et en Europe ?
Hors des États-Unis, la FCC rappelle que SpaceX doit respecter les lois et les conditions fixées par chaque administration. La liste des fréquences accordées hors des États-Unis inclut la bande MSS à 2 GHz harmonisée en Europe (1980-2010 et 2170-2200 MHz). Mais une autorisation américaine ne donne aucun droit d’usage dans l’UE.
Sur le continent, Starlink passe par des opérateurs, qui lui prêtent leurs fréquences comme un partenaire d’itinérance. Sa liste de partenaires cite Salt (Suisse), Kyivstar (Ukraine), VMO2 (Royaume-Uni), MasOrange (Espagne), Fastweb (Italie) et Deutsche Telekom (10 pays). Au 7 octobre, aucun opérateur français n’y figure.
Les autorisations actuelles de la bande 2 GHz expirent en mai 2027. Le 27 mai 2026, la Commission européenne a proposé une procédure de sélection à l’échelle de l’UE. Un tiers de la bande serait réservé aux usages gouvernementaux, confiés à un opérateur européen. Henna Virkkunen, vice-présidente exécutive de la Commission, a précisé la répartition du reste : un tiers pour de nouveaux opérateurs européens, un tiers ouvert aux acteurs européens et non européens. Le texte doit encore être adopté par le Parlement et le Conseil.
Sur le continent, Starlink passe par des opérateurs, qui lui prêtent leurs fréquences comme un partenaire d’itinérance. Sa liste de partenaires cite Salt (Suisse), Kyivstar (Ukraine), VMO2 (Royaume-Uni), MasOrange (Espagne), Fastweb (Italie) et Deutsche Telekom (10 pays). Au 7 octobre, aucun opérateur français n’y figure.
Les autorisations actuelles de la bande 2 GHz expirent en mai 2027. Le 27 mai 2026, la Commission européenne a proposé une procédure de sélection à l’échelle de l’UE. Un tiers de la bande serait réservé aux usages gouvernementaux, confiés à un opérateur européen. Henna Virkkunen, vice-présidente exécutive de la Commission, a précisé la répartition du reste : un tiers pour de nouveaux opérateurs européens, un tiers ouvert aux acteurs européens et non européens. Le texte doit encore être adopté par le Parlement et le Conseil.



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