Ecran Mobile
Technologies

Les données privées des Français sur leurs smartphones sont-elles à risque ?

Rédigé par le Mercredi 15 Septembre 2021

La majorité des Français ont l’impression de ne pas pouvoir contrôler leurs données privées sur leurs smartphones, selon une nouvelle étude.



Une nouvelle étude menée par le fournisseur de réseau privé virtuel NordVPN montre que 68% des Français ont l’impression de ne pas pouvoir contrôler les données privées stockées dans leur smartphone. Et pour cause, ces appareils, qui font partie de la vie quotidienne de chacun, collectent et sauvegardent beaucoup de données personnelles : photos, coordonnées des contacts, applications bancaires, historique de navigation en ligne, habitudes de shopping, et bien plus encore. Les téléphones savent tout sur leurs utilisateurs.
“Les Français sont conscients de l’importance de la sécurité de leurs smartphones, et ils s’inquiètent aussi de l’utilisation de toutes leurs données personnelles. En détail, ils redoutent surtout que leurs transactions financières (74%), photos personnelles enregistrées (45%), ou encore des fichiers ou liens partagés (39%) soient rendus publics. En outre, plus d’un tiers d’entre eux (36%) craignent que leurs conversations en ligne soient publiées, de même que l’historique de navigation (32%),” ajoute Daniel Markuson, expert en confidentialité numérique chez NordVPN.
L'enquête qui a été menée par le département de recherche de NordVPN pendant la période du 26 juillet au 2 août 202,  démontre que la majorité des Français (56%) préfère verrouiller leur téléphone par un code PIN. Simple et rapide, il suffit d’entrer une suite de chiffres pour déverrouiller l’écran.

Cependant, selon l’étude InfoSec, 26% de tous les téléphones se déverrouillent par une suite de chiffres trop simple comme par exemple “1234”, “1111”, “123456” ou encore “000000”. Par ailleurs, cette étude montre aussi que 10% des utilisateurs n’utilisent aucun verrouillage. Et pourtant, mettre en place une authentification permet de se protéger contre les arnaques, les intrusions ou de simples désagréments.
 
Plus d’un tiers des Français (34%) préfère le déverrouillage par l’empreinte digitale, considéré comme le moyen le plus rapide de sécuriser l’accès au téléphone. Assez sûr, il n’est pourtant pas impossible de le contourner. Les empreintes peuvent être volées à partir de photos, par exemple, puis recréées avec une simple impression 3D pour les utiliser sur les lecteurs biométriques. L’équipe de recherche chinoise X-Lab affirme qu’il suffit de 20 minutes pour forcer une serrure biométrique en utilisant sa méthode.
 
1 Français sur 3 (30%) choisit le mot de passe. S’il contient des chiffres, des lettres et des caractères spéciaux, il est plus sûr qu’un PIN ou schéma sur l’écran. En optant pour cette méthode, il est important de choisir un mot de passe incluant des lettres, des chiffres ainsi que des caractères spéciaux, d’une longueur minimum de 8 caractères. Il est primordial de mémoriser ce mot de passe afin d’éviter de bloquer le téléphone en cas d’oubli.
 
Parmi les autres méthodes de verrouillage de téléphone, 20% des Français utilisent la reconnaissance faciale, 15% le schéma sur l’écran et enfin 7% le verrouillage intelligent.
 
"Il est toujours sage de choisir une combinaison de plusieurs outils de verrouillage pour assurer une sécurité totale. Les différentes marques de smartphones s'intéressent également aux mesures de sécurité biométriques en ajoutant des fonctions spéciales pour renforcer la sécurité de leurs appareils. Parmi elles, différents niveaux de reconnaissance faciale et d’authentification de l'iris. Quelle que soit la méthode de verrouillage de smartphone que vous choisissez, gardez à l'esprit que sécuriser votre téléphone maintenant peut vous éviter des soucis à l'avenir", ajoute Daniel Markuson, expert en confidentialité numérique chez NordVPN. 

L'étude montre que la majorité (66%) des personnes sondées utilisent le système d'exploitation mobile Android, tandis qu’un tiers des personnes (28%) utilisent le système iOs. Et pour rappel,  Le groupe cible de l'enquête était les résidents de France âgés de plus de 18 ans. Des quotas ont été définis sur l'âge, le sexe et le lieu de résidence.



Technologies | Entretiens | Usages | Business | Revue de web | Focus


Inscription à la newsletter

Recherche Archives







Les annonces