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L'Afrique, un continent "Mobile First" ?


La conférence Afrobytes a réuni la semaine dernière à Paris plusieurs centaines de décideurs européens et africains afin de se pencher sur l'avenir numérique du continent noir



Organisée par Haweya Mohamed et Ammin Youssouf la semaine dernière à Paris, la conférence Afrobytes a réuni plusieurs centaines de décideurs européens et africains afin de se pencher sur l'avenir numérique du continent noir.
 
Porté par une croissance démographique soutenue avec 1 milliard d'habitants et sans doute 2 milliards à l'horizon 2050, l'Afrique a transformé son retard dans les technologies filaires (ordinateur, adsl, …) en véritable atout puisque sa population  a sauté une génération technologique en misant très tôt sur le téléphone mobile.
 
"L'Afrique est un continent Mobile First et certains pays comme le Kenya sont même parmi les plus avancés au monde en matière de mobile paiement. La data est la nouvelle matière première du continent et il convient d'accélérer le rapprochement technologique entre l'Europe et l'Afrique" a expliqué Ammin Youssouf en introduction de la conférence.
 
Si l'engouement des africains pour le mobile n'est plus à démontrer, le continent souffre néanmoins encore d'un certain retard en matière de connectivité.
 
Selon Marc Rennard, Président du MEDEF International et DGA en charge des services financiers chez Orange, les choses sont néanmoins en train de changer avec le déploiement de nouveaux câbles sous marins au large des côtes africaines, qui permettent d'apporter le haut débit dans les grandes agglomérations du littoral. En matière de connectivité mobile, 15 pays disposent désormais de réseaux 4G et ils devraient être une cinquantaine à en bénéficier d'ici 2021.
 
En attendant, Orange réfléchit à des solutions alternatives et pourrait lancer dans quelques mois une nouvelle génération de services USSD, une technologie dérivée du SMS, afin d'apporter une version basique de l'internet mobile à des dizaines de millions d'Africains supplémentaires, éloignés des centres villes.
 
Berceau du paiement mobile grâce au succès de M-Pesa au Kenya, l'Afrique ne compte pas encore de "licornes" même si certains projets comme Afrimarket, Mcopa ou Africa Internet Group (AIG) commencent à sortir du lot.
"Pour s'imposer en Afrique, il faut une intimité forte avec le continent, connaître les cultures locales et penser Mobile First" explique Marc Rennard
Et c'est paradoxalement à Paris, à mi chemin entre l'Afrique et la Silicon Valley, que pourraient naitrent les prochaines "licornes africaines". Afrobytes avait notamment pu réunir les écosystèmes digitaux du Kenya (iHub), du Rwanda (kLab), du Sénégal (CTIC) et de l’Ethiopie (XHub et IceAddis) avec la ferme intention de multiplier les synergies entre les pays et entre les continents.
 
En présence d’Axelle Lemaire, Secrétaire d’État chargée du numérique, Afrobytes a d'ailleurs annoncé le lancement de son Lab dont les premiers membres sont IDVIU-VR et VRCorp. Il s’agira de rendre accessibles les technologies de réalité virtuelle aux développeurs hébergés chez les hubs et incubateurs africains partenaires avec la ferme intention de faire émerger de nouveaux usages mais également de nouveaux business qui profiteront à tout le continent.
 
Plus d'informations sur Afrobytes.com


Rédigé par le Vendredi 17 Juin 2016

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