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Cyril Attia, BeMyApp : "Notre format permet de toucher un même utilisateur sur la durée"

Rédigé par La Rédaction le Samedi 26 Février 2011

Fondateur de BeMyApp et partenaire de Zanox, Cyril ATTIA revient sur le positionnement de sa société et partage sa vision du marketing mobile



Cyril ATTIA
Cyril ATTIA
Quel bilan tirez vous de votre première année activité ? Les annonceurs sont ils séduits par l'offre de BeMyApp ?

CA - Cette première année est surtout celle de l'évangélisation pour nous. Le marché de la publicité mobile est encore très émergent car la part du mobile dans les plans media reste faible.

Nous sentons une réelle évolution depuis le début de l'année 2011 et l'arrivée des nouveaux budgets ! Il y a maintenant une vrai volonté des annonceurs de communiquer sur mobile et nous traitons de plus en plus de demandes entrantes. Notre format très original permet de toucher un même utilisateur sur la durée et avec des messages adaptés à son usage. Cette approche basée sur la fidélisation d'audience et le retargeting plaît beaucoup à nos clients.

Votre offre de sponsoring peut sembler relativement complexe. Pourquoi ne pas vous concentrer sur le CPI et concurrencer d'autres acteurs du marketing mobile à la performance comme MobPartner, AppGratuite ou Appsteur?

CA - AppGratuite et Appsteur ne sont pas des régies au CPI mais plutôt des médias.

En l'état actuel du marché, les régies CPI ne permettent pas de générer des volumes d'installation suffisant pour satisfaire les annonceurs. Un mobinaute ayant un usage rapide et précis des supports, il faut un nombre de PAP très important pour pouvoir répondre aux attentes des annonceurs. Or, il génère beaucoup moins de PAP qu'un internaute ce qui ne permet pas de créer le cercle vertueux  qui rendrait une offre exclusivement CPI rentable.

D'autre part le modèle est décéptif pour l'éditeur qui, contrairement au web, peut décider à tout moment d'abandonner le modèle publicitaire pour passer son application payante. Il génèrera ainsi un seuil minimum de revenus. Tant que le modèle CPI ne lui permettra pas d'atteindre ce seuil
minimum, alors l'éditeur n'aura aucun intérêt à diffuser des campagnes. Les niveaux de CPI sont bien trop faibles aujourd'hui pour concurrencer un modèle payant.

Sur le Web l'éditeur n'a pas cette alternative et accepte donc des deals peu rentables.

Le mobile a ses propres moyens de communication et ses propres usages, il est donc nécessaire de proposer une offre publicitaire et un modèle économique adapté.

Le partenariat avec Zanox préfigure t'il un rapprochement capitalistique ? Comment expliquez vous l'attentisme des grandes plates-formes d'affiliation sur le mobile ?

Nous travaillons pour l'instant avec Zanox dans une optique purement commerciale et sans vision stratégique plus poussée.

Les plate-formes d'affiliation ne sont pas encore actives car elles ne peuvent dupliquer leur modèle sur mobile. Le CPI mobile n'est pas encore pertinent et le CPA ne décollera qu'avec l'émergence du m-commerce.

De plus elles n'ont pas un besoin vital d'innover car elles génèrent suffisamment de business avec leur inventaire Web.

Elles attendent donc, et elles ont bien raison, que des acteurs spécialisés trouvent la bonne formule de communication et que le marché se développe.

Cyril Attia, BeMyApp : "Notre format permet de toucher un même utilisateur sur la durée"



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