AppsFlyer a publié mercredi 28 octobre l’édition 2026 de son Performance Index, le classement de référence des sources média mobiles qu’il produit depuis 2015. Selon la page ressources du rapport et le Performance Index 2026, l’étude s’appuie sur 27,2 milliards d’installations payantes issues de près de 25 000 applications, pour classer 57 sources média. PPC Land, qui a décrypté la publication le jour même, situe ce millésime dans la continuité des index précédents, avec toutefois un changement de méthode important.
Le constat global dressé par AppsFlyer est celui d’un marché publicitaire mobile « sain » : 9 des 10 premières sources, et 17 des 20 premières, enregistrent une hausse annuelle des dépenses publicitaires, portée à la fois par davantage de conversions attribuées et par la hausse du coût média.
Qui mène le gaming iOS ?
Sur iOS, le grand retournement concerne le jeu. AppLovin arrive n°1 mondial à la fois en Power Ranking et en volume. Le réseau gagne une place en volume par rapport à l’édition précédente et dépasse Apple Ads. AppsFlyer précise qu’AppLovin occupe la première place en Power Ranking comme en volume dans 10 des 11 sous-régions étudiées, avec un score de puissance supérieur de 82 % à Unity Ads (2e) et un score de volume supérieur de 70 % à Mintegral (2e en volume).
Apple Ads, longtemps en tête du gaming iOS, termine 4e en Power Ranking comme en volume, soit un recul de trois places en volume. Unity Ads prend la 2e place du Power Ranking, Mintegral la 3e. Meta Ads pointe au 5e rang en puissance. AppsFlyer attribue notamment la dynamique d’AppLovin à son moteur AXON, qui cible les annonces via des signaux contextuels plutôt qu’via l’IDFA d’Apple.
Que font les réseaux OEM sur Android ?
Sur Android, Google Ads reste hors catégorie : n°1 mondial en Power Ranking et en volume dans le gaming comme dans le non-gaming. Le mouvement le plus spectaculaire vient des réseaux de fabricants. Dans le gaming, Xiaomi se hisse au 5e rang du Power Ranking et au 8e en volume, soit un gain de six places en volume (du 14e au 8e), la plus forte progression du peloton de tête. OPPO et Vivo montent aussi, respectivement aux 9e et 14e rangs en volume. Cette poussée OEM fait écho à la place croissante des constructeurs chinois, déjà croisés côté produits avec des lancements comme les vivo X500.
Dans le non-gaming Android, Digital Turbine (DT) occupe la 4e place du Power Ranking et Vivo la 5e, derrière Google Ads, Meta Ads et TikTok for Business. DT s’appuie sur la distribution au niveau appareil (préinstallations opérateurs et OEM) plutôt que sur les enchères classiques.
Pourquoi le Power Ranking change-t-il de sens ?
La nouveauté méthodologique majeure concerne le critère de « qualité ». Jusqu’ici, le Power Ranking combinait volume et rétention post-installation. En 2026, l’évolution trimestrielle des dépenses publicitaires remplace la rétention. AppsFlyer y voit un vote de confiance plus direct des annonceurs. Conséquence : les comparaisons avec l’édition 2025 restent pertinentes pour les classements de volume, mais plus pour le Power Ranking, ce que le rapport rappelle explicitement.
Pour les éditeurs d’applications et les marketeurs, l’Index reste un outil de lecture du marché, alors même que l’écosystème mobile bascule aussi vers des usages agentiques, déjà évoqués dans nos analyses sur les agents et les applications. Reste à interpréter avec prudence un classement où la « qualité » épouse désormais la dépense, dans un contexte de coûts média en hausse.



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