Amazon accélère sur l’intelligence artificielle générative et transforme son chatbot Rufus en véritable levier de performance publicitaire. Alors que l’inventaire de retail media du géant de l’e-commerce arrive à saturation, ces nouveaux formats pourraient devenir incontournables pour améliorer le taux de conversion et ouvrir de nouveaux relais de croissance.
Lancé début 2024 aux États-Unis puis en France à l’automne, Rufus est le chatbot conversationnel d’Amazon. Il permet aux utilisateurs de rechercher des produits, de demander des recommandations ou d’obtenir des informations détaillées sur un article. Pour Amazon, l’IA ne doit plus seulement accompagner l’expérience client : elle doit désormais s’intégrer pleinement à la stratégie publicitaire de la plateforme.
Selon Amazon, plus de 250 millions d’utilisateurs ont interagi avec Rufus au cours des douze derniers mois. Mieux encore, les clients qui utilisent l’assistant pendant leur session d’achat auraient plus de 60 % de chances supplémentaires de finaliser un achat.
Des données du cabinet Sensor Tower viennent appuyer cette tendance. Le jour du Black Friday, aux États-Unis, près de 40 % des sessions sur l’application Android d’Amazon incluaient une interaction avec Rufus, contre environ 30 % hors période promotionnelle. Surtout, le nombre d’achats réalisés après l’utilisation du chatbot a bondi de 116 % par rapport au début du mois, tandis que les commandes sans interaction avec Rufus n’ont progressé que de 43 %.
Ces chiffres restent toutefois à interpréter avec prudence. Les analystes soulignent qu’il est encore difficile de déterminer si Rufus génère réellement davantage de ventes ou s’il est surtout utilisé par des consommateurs déjà plus enclins à acheter. La question de la causalité reste donc ouverte.
Malgré ces incertitudes, Amazon avance rapidement. Depuis fin novembre aux États-Unis, la plateforme teste de nouveaux formats publicitaires baptisés « prompts sponsorisés ». Contrairement aux annonces sponsorisées classiques, il ne s’agit plus de mettre un produit en tête des résultats de recherche, mais de suggérer des questions destinées à engager une conversation avec Rufus.
Ces bulles de discussion apparaissent directement dans les pages de recherche ou les résultats, invitant par exemple l’utilisateur à demander pourquoi choisir une marque de céréales ou ce qui distingue un certain modèle de T-shirt. L’objectif est clair : enrichir l’expérience utilisateur tout en augmentant la probabilité de conversion.
Pour l’instant, ces prompts sont proposés gratuitement aux annonceurs et générés automatiquement par Amazon à partir de données internes, comme les pages produits ou les campagnes précédentes. Les marques peuvent toutefois les modifier ou les supprimer via leur console publicitaire, et accéder à des indicateurs de performance tels que les impressions et les clics. La présence d’une colonne « dépenses », encore vide, laisse peu de doute sur une future monétisation après la phase de test.
Avec Rufus et les prompts sponsorisés, Amazon cherche à repousser les limites du retail media. Dans un contexte où la densité publicitaire sur ses pages rend difficile l’ajout de nouveaux formats traditionnels, l’IA conversationnelle apparaît comme une solution pour générer plus de valeur sans dégrader l’expérience utilisateur. Un pari stratégique qui pourrait bien redéfinir les standards de la publicité sur les plateformes d’e-commerce.
Lancé début 2024 aux États-Unis puis en France à l’automne, Rufus est le chatbot conversationnel d’Amazon. Il permet aux utilisateurs de rechercher des produits, de demander des recommandations ou d’obtenir des informations détaillées sur un article. Pour Amazon, l’IA ne doit plus seulement accompagner l’expérience client : elle doit désormais s’intégrer pleinement à la stratégie publicitaire de la plateforme.
Selon Amazon, plus de 250 millions d’utilisateurs ont interagi avec Rufus au cours des douze derniers mois. Mieux encore, les clients qui utilisent l’assistant pendant leur session d’achat auraient plus de 60 % de chances supplémentaires de finaliser un achat.
Des données du cabinet Sensor Tower viennent appuyer cette tendance. Le jour du Black Friday, aux États-Unis, près de 40 % des sessions sur l’application Android d’Amazon incluaient une interaction avec Rufus, contre environ 30 % hors période promotionnelle. Surtout, le nombre d’achats réalisés après l’utilisation du chatbot a bondi de 116 % par rapport au début du mois, tandis que les commandes sans interaction avec Rufus n’ont progressé que de 43 %.
Ces chiffres restent toutefois à interpréter avec prudence. Les analystes soulignent qu’il est encore difficile de déterminer si Rufus génère réellement davantage de ventes ou s’il est surtout utilisé par des consommateurs déjà plus enclins à acheter. La question de la causalité reste donc ouverte.
Malgré ces incertitudes, Amazon avance rapidement. Depuis fin novembre aux États-Unis, la plateforme teste de nouveaux formats publicitaires baptisés « prompts sponsorisés ». Contrairement aux annonces sponsorisées classiques, il ne s’agit plus de mettre un produit en tête des résultats de recherche, mais de suggérer des questions destinées à engager une conversation avec Rufus.
Ces bulles de discussion apparaissent directement dans les pages de recherche ou les résultats, invitant par exemple l’utilisateur à demander pourquoi choisir une marque de céréales ou ce qui distingue un certain modèle de T-shirt. L’objectif est clair : enrichir l’expérience utilisateur tout en augmentant la probabilité de conversion.
Pour l’instant, ces prompts sont proposés gratuitement aux annonceurs et générés automatiquement par Amazon à partir de données internes, comme les pages produits ou les campagnes précédentes. Les marques peuvent toutefois les modifier ou les supprimer via leur console publicitaire, et accéder à des indicateurs de performance tels que les impressions et les clics. La présence d’une colonne « dépenses », encore vide, laisse peu de doute sur une future monétisation après la phase de test.
Avec Rufus et les prompts sponsorisés, Amazon cherche à repousser les limites du retail media. Dans un contexte où la densité publicitaire sur ses pages rend difficile l’ajout de nouveaux formats traditionnels, l’IA conversationnelle apparaît comme une solution pour générer plus de valeur sans dégrader l’expérience utilisateur. Un pari stratégique qui pourrait bien redéfinir les standards de la publicité sur les plateformes d’e-commerce.



Technologies




Samsung fait disparaître la pliure des smartphones pliants : une avancée majeure dévoilée au CES 2026




