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2 mois avec : le casque Plantronics Voyager UC 8200

Rédigé par le Vendredi 26 Janvier 2018

Je suis fan de podcasts. Je trouve que pour les conversations technologiques, l'outil audio a un atout majeur sur la vidéo: on n'est pas obligé de se fader des longs plans "buste" d'un monsieur en cravate vantant les mérites d'une techno embarquée que par définition, on ne voit pas. Faute de temps, je ne podcastais plus trop jusqu'à ce que l'application des New Yorkais de Anchor.fm fasse irruption et me signale qu'on peut désormais faire des podcasts en recourant à l'enregistreur de son téléphone mobile, via l'oreillette intégrée piquée dans la prise jack du téléphone. Et moi de chercher fissa un casque à la qualité sonore indiscutable pour réaliser mes podcasts mobiles sans bruit parasite. Plantronics arrive à ce moment de ma réflexion et me propose de tester le Voyager UC 8200, un casque bluetooth, justement orienté bureautique et conversation. Dont acte. Testons.



Mais qui est Plantronics ?

A l’origine de ce test au long cours, il y a une volonté de blogueur: celle de trouver une méthode plus efficace que le casque filaire vendu avec le téléphone mobile, pour réaliser des podcasts “à la volée”, en situation de totale mobilité, comme le permet l’application des américains de Anchor.fm.

Plantronics a répondu à mes attentes… Mais ils ne pouvaient pas savoir que les copains de Anchor.fm n’ont pas prévu de compatibilité casque “sans fil “ dans la version actuelle de leur app Android. Leur FAQ dit boe, "ah oui peut-être ça marche" mais après la déception initiale, dont je blâmais initialement le Voyager 8200, je me suis rendu compte que même avec le casque bluetooth de mes collègues de bureau, d'un fabricant pourtant différent, ça ne fonctionnait pas mieux. C'est donc vers les copains d'Anchor, startup de New York qu'il faut que je remonte mes griefs.

Mais qui est Plantronics? Si la marque jouit de moins de notoriété que mettons Bebo , JB L ou Senheiser, dans le monde des machins énormes qu’on se glisse sur les oreilles, elle  dispose auprès des utilisateurs avertis d’une notoriété et d’un rumeur de qualité, comme en témoignent les quelques tests conso des blogueurs tech que je suis régulièrement:

 


La marque des ingénieurs de la Nasa

Plantronics est une marque américaine, qui depuis les années soixante produit uniquement des casques audio.

Autant dire que dans le secteur ils jouissent d’une certaine image de compétence en la matière. Ils ont équipé d’ailleurs ou équipent encore les cockpits des pilotes d’United Airlines et ont contribué à l’envoi de missions dans l’espace en partenariat avec la Nasa. Les casques… c’est le coeur de métier de la marque que les plus PC-philes d'entre nous connaissent peut-être aussi via  leur filiale Altec Lansing  rachetée dans les années 2000, positionnée sur le marché de la sonorisation des postes de travail par enceintes de bureau.

La marque profite du caractère orienté " business " de notre Ecranmobile, pour nous faire parvenir un Plantronics 8200 UC Voyager, soit la version orientée “travail” du Backbeat pro auquel il ressemble beaucoup, à quelques améliorations orientées productivité près.

Description du casque

Le Voyager 8200 UC est un casque Bluetooth qui peut se transformer en cas de besoin en une version " filaire ".

Quoique le petit fil fourni dans la boite s’avère un peu chiche en longueur pour une utilisation optimale dans cette configuration, sur un PC, surtout raccordé à une station de bureau dont il faut aller chercher le jack sous la table ou derrière l'écran.

Il fait partie de cette génération de casques “enveloppant” qui entourent les oreilles plutôt qu’ils ne s’y déposent.

Il est vendu en noir et en blanc. Plantronics nous a laissé pour le test, une version blanche.

La principale difficulté dans le test réside d’ailleurs dans le combo: testeur d’1,86 m au physique pas très discret, casque Plantronics enveloppant, pas très discret non plus et couleur blanche plutôt voyante ;-) . Impossible donc de transformer le voyager 8200 en casque purement nomade, et imaginer passer inaperçu dans les transports en commun. En même temps, la tendance parisienne de cet hiver 2018 semble être à la débauche d'écouteurs géants.

J’ai  fait du matériel mon compagnon quotidien depuis le début du mois de décembre et, #spoil je n’ai vraiment pas grand chose à lui reprocher à la bestiole qui se révèle un compagnon tout terrain.

Mécanique et matériaux

Le casque, est de facture solide. L’arceau est en métal recouvert d’une couche de peau  qui maintient les écouteurs sur le haut du crâne est recouvert d’un tissu rembourré façon nubuck. l'arceau empêche le casque de fatiguer l’auditeur de son poids, malgré l’imposante bestiole assez lourde : 289 g

A noter pour les personnes dont le cheveu est plutôt gras, évitez de succomber pour la version blanche. Le tissu d’arceau à tendance à graisser et marquer, assez rapidement. Dommage pour un casque qui n'a que deux mois de vie sur mes oreilles.

Les oreillettes peuvent se retourner à plat pour être portées épisodiquement autour du cou sans gênér les mouvement de la tête. Ca n’a l’air de rien comme ça, mais les deux grandes oreillettes posées en appui sur la poitrine touchent sinon allègrement la pointe du menton. Une fois retournées les oreillettes se plaquent sur les clavicules et on peut même fermer son manteau par dessus le casque en cas de pluie. (parce que oui le Voyager n’est pas étanche et cette période hivernale de 2018 est un test pour la résistance à l’eau des matériels électroniques...)

A noter : malgré de fréquentes rotations des oreillettes en deux mois de test, je n’ai jamais eu la crainte de casser l’axe et de finir avec un casque inutilisable, ou aux rotules fatiguées. Le Plantronics est de facture solide.

 


Les oreillettes enveloppent complètement le pavillon de l’oreille.  Le rembourrage des coquilles d’oreilles est plutôt efficace et soigné. On ne ressent pas de douleur provoquée par le port du casque, même quand le casque est porté pendant plusieurs heures d'affilée.

Tant qu’on en est à analyser les matériaux, il faut signaler la finition soignée de l'ensemble, qui va jusqu'aux coquilles d’oreille dont les haut-parleurs sont recouverts d’un tissu satiné du plus bel effet. Des haut-parleurs affublés  de lettres L / R géantes à l'intérieur du pavillon, permettant de se détromper quand on chausse le casque sur sa tête, même en faible lumière.

A peine doit-on signaler, pour être tout à fait honnête, qu’en cas de course pour attraper un un train ou lors d'un footing inopiné, le skaï qui recouvre les oreillettes devient franchement “sudatoire”.  En conditions d’utilisation plus, “normales” reste seulement une impression de chaleur aux oreilles qui n’est pas vraiment dérangeante, mais qui peut provoquer une sensation d’inconfort dans le cas de longues écoutes. Et il n’est jamais agréable de suer des oreilles n’est-ce-pas?

En même temps la vocation du Voyager est d’être un casque professionnel. Pas forcément d'être le compagnon de footing ou un compère de ballades longue distance. Et qui au boulot reste plusieurs heures sans retirer le casque de ses oreilles?

 


Ergonomie

Passons à l’ergonomie générale de ce casque de travail, imposant mais diablement sympathique. Le Voyager partage avec le Backbeat pro 2 son ergonomie simple, s’agissant des boutons d’action.

 Sur l’oreillette gauche se situent les fonctionnalités audio du casque: play /pause au milieu, aller en avant / aller en arrière par pression à l’extrémité du cercle.

Et pour régler le volume, il faut faire “dj avec ses doigts” en faisant tourner vers l’avant ou l’arrière, l’anneau qui entoure les boutons "play" . Une routine qui n’est pas évidente au début mais avec laquelle on finit par jouer comme un parfait apprenti de David Guetta. A noter chaque rotation de ladite mollette fait monter le son d’un cran et non de manière progressive comme sur le Backbeat. Je l’ai dit, il faut s’y habituer.

 

L’oreillette droite comporte un bouton pour répondre aux appels ou rappeler automatiquement le dernier correspondant , d’une double pression.

Cette double activité distincte de l'oreillette gauche ou de l'oreillette droite est vraiment très pratique et ergonomique.
C'est sur cette partie du casque qu'est indiqué que le casque peut aussi communiquer en NFC (fonctionnalité qui se règle par l'application. J'y reviens.)

Quand on retire le Voyager 8200 UC de sa tête, le son en cours d’écoute, se stoppe immédiatement. Et il reprend automatiquement quand on se recoiffe du casque. Gadget au début de mes deux mois d'utilisation, cette fonctionnalité est rapidement devenue une des vraies plus values du casque.

Petit détail: le Plantronics est livré en boîte comprenant une housse en tissu légèrement matelassée, destinée à protéger le casque quand on le transporte avec ses accessoires, en valise ou en sac professionnel.

Des petits boutons...

Au delà de cette mécanique générale et de ce résumé de fonctionnalités, le casque Voyager 8200 comporte aussi des boutons de réglage spécifiques.

Sur la partie inférieure droite de l’oreillette droite se trouve l’interrupteur qui lance le casque et l’association bluetooth immédiate avec le téléphone ou l’appareil hôte. Pour éteindre le casque on glisse le bouton dans l'autre sens, et une diode rouge s'illumine quelques secondes pour que l'utilisateur sache qu'il a bien éteint son casque.

Sous ce bouton d’allumage se trouve une second bouton coloré en rouge, qui active les micros extérieurs et met en pause la lecture. Cette petite fonctionnalité permet à l’auditeur porteur du casque d’écouter en toute discrétion ce qui se passe autour de lui. Le son en cours d’écoute passe en pause, et les micros extérieurs qui servent aussi lors de conversations téléphonique, se transforment en micro d'ambiance. Il m’est arrivé souvent de vouloir entendre ce qui se passe derrière mon dos, sans éveiller les soupçons de la personne que je pensais être un agresseur potentiel (avec un casque à plusieurs centaines d’euros sur le crâne, on psychote parfois).

A noter encore pour le côté droit de l'appareil, la jauge de batterie sous la forme d'une ligne de diodes bleues.

A l’allumage du casque, pendant quelques secondes, cette jauge s’allume et donne à voir l’état de la batterie. Petit détail qui pour moi à son importance, ces leds s’éteignent au bout de quelques secondes. Après cette courte période, et même si le casque est apparié avec l'ordinateur ou un téléphone, rien ne l’indique pour le monde extérieur. Pas d'indicateur de batterie, mais pas non plus de lumière bleue additionnelle, caractéristique des premiers casques bluetooth, pas de repère spécifique d'allumage. Et c’est très bien ainsi.

Sur la partie gauche de l’oreillette, un seul bouton additionnel, est coulissant en trois positions: il permet de régler la réduction active du bruit extérieur, selon trois critères: "Désactivé complètement", "Réduction active moyenne", "Réduction active entièrement activée".

Nous reviendrons sur le principe de la réduction active de bruit. Retenons ici que son activation et désactivation est aisée, puisqu'il y a un bouton spécifique.
N.B: les indications sur le côté du bouton sont un autocollant amovible
N.B: les indications sur le côté du bouton sont un autocollant amovible

Une app pour gérer les présets du casque

Le casque testé était livré avec des commandes vocales: “casque allumé”, “batterie chargée”, “open mike activé”... En anglais. Il suffit de télécharger l’application Plantronics PLT hub pour accèder au réglage fin d’une série de paramètres additionnels du casque: la langue de la voix, l’activation ou non des rappels vocaux, le paramétrage du volume, le passage en mode NFC pour l'appairage, à la place du bluetooth etc. Pratique.

Pratique aussi, d'ailleurs, ce petit message qui signale dans les écouteurs, que le casque est presque à cours de batterie, quand c'est le cas.
2 mois avec : le casque Plantronics Voyager UC 8200

Qualité du son

Passons maintenant à la partie sans doute la plus importante du test: la qualité du son. Le Plantronics 8200 UC  Voyager “sonne”-t-il bien ? En mode Bluetooth essentiellement puisqu’il  semble créé uniquement pour cet usage (même si un petit double jack à glisser dans la poche du sac permettra aux voyageurs en avion, de désactiver le bluetooth et continuer à écouter la musique sans risquer les admonestations du personnel de bord, je l'ai dit plus haut il est un peut court)

Sans activer la réduction active de bruit, le PLT Voyager 8200 est un casque à l’audio très équilibré. Les basses sonnent “basses” sans les exagérations de boost des casques de type DJ. La palette basse semble, de fait, assez fidèle et pour tout son dégradé on accusera plus souvent les crêtes dégueulasses dégradées par les compressions MP3 même bien encodées, que leur rendu par le casque. 

Avec réduction active de bruit, les basses semblent plus présentes, un peu plus profondes.

Les gammes médium et aigues me semblent parfaitement équilibrées. On n’a pas de fuite des fréquences les plus aiguës ou de sensation de saturation quand les guitares crient.

Je ne suis pas expert audio, mais le son m’a semblé aussi particulièrement clair et fidèle. Je l’ai testé avec plusieurs oreillettes de téléphone sur cette vidéo de YOM,  et c’est de loin le casque qui m’apporte le plus d’équilibre entre instruments amplifiés et son de la clarinette.



Contrairement  à d’autres casques haut de gamme il n’est pas possible de jouer sur l'égalisation plus précise, mais objectivement je ne m’en suis jamais préoccupé, pendant les deux mois de test.

A noter:  il m’est arrivé souvent de me déplacer d’un bureau à l’autre en laissant le téléphone mobile sur le bureau, ou de me rendre dans la cuisine en écoutant une vidéo sur youtube, depuis mon ordinateur… La portée de 30 mètres sans fil annoncée par Plantronics, semble assez réaliste et conforme au test ,dès l’instant où vous n’avez pas à traverser de mur épais.

A épingler aussi: quand on pousse le volume  et malgré le caractère englobant du casque, on fait tout de même profiter un peu de la musique qu'on écoute à ses voisins immédiats qui perçoivent les sons qui arrivent à s'échapper du casque. A volume normal pour de la parole par exemple, ce n’est pas le cas .

Réduction active du bruit

La réduction active du bruit est étonnante.

Attention, il ne faut pas y voir un moyen de s’isoler complètement du monde extérieur,  en occultant tous les bruits en dehors du casque, comme dans une sorte de bulle.

Au moment d’écrire ce paragraphe par exemple, je suis  assis dans un train TER dans un épi à quatre places. Dans l’épi à côté de moi, deux jeunes gens parlent avec quelques éclats de voix. Alors que j’ai le casque sur les oreilles et la musique à bon volume, je les entends distinctement malgré la réduction active de bruit paramétrée sur medium.

Cependant, en débranchant, la réduction active de bruit, et même si je pouvais déjà percevoir ce qu'ils disent avec le ANR allumé, une fois le casque en position " sans Active Noise Reduction" ils me semblent plus présents, comme “mis à la place” ou en réelle superposition de la musique que j’écoute, on y porte plus' d'attention du coup. J'avais l'impression qu'ils étaient derrière un rideau, avec l'ANR activé.

En position “Full”, le son de mon écoute est encore plus présent, il s’impose aux éclats de voix. La sensation dans les oreilles est cependant un peu étrange. Je ne se sais pas si c’est moi qui délire mais j’ai l’impression, en mode “full”, de ressentir une plus grande pression sur les tympans. Mais aussi l'impression d’une focalisation plus grande encore sur le son que j’écoute au détriment des voix extérieures. Etonnant.

J’ai beau chercher sur le net, je ne comprends pas comment fonctionne ce procédé. Mais il fonctionne. Dès l’instant qu’on ne cherche pas à supprimer totalement les bruits extérieurs quand on enfile le Voyager, mais avec ANR activé on décide de les laisser être moins présents pendant l’écoute

Les micros et la bureautique nomade

la position des micros sous le casque
la position des micros sous le casque
Le Voyager 8200 UC est dédié aux applications  de bureau. C’est ce qui le différencie des autres casques de la gamme Plantronics. 

Parfait pour Skyper  (le casque est certifié Cisco et Skype) ou entretenir une conversation téléphonique, le Voyager parvient à isoler la voix qui se propage dans le champ couvert par les micros placés de chaque côté de la bouche, sur la tranche des coques d’oreille.

Le casque n'a pas de tige de micro qui viendrait se glisser dans l’axe de la bouche comme il est d’usage dans les casques de communication bureautique, et pourtant, c’est vraiment sur cette fonctionnalité d'enregistrement de la voix en conversation téléphonique ou numérique, que le Vogager 8200 UC propose une redoutable différence avec d'autres casques comme le Roccat Kave qui me sert habituellement de headset de bureau.

La technologie sise dans les 4 micros omnidirectionnels planqués dans la partie inférieure des oreillettes, parvient réellement à différencier la courbe de fréquence de la voix, et à l'isoler de tous les bruits externes même dans une ambiance de conversation plutôt bruyante. Plus l’environnement est bruyant et plus on ressent le traitement effectué par le micro côté interlocuteur, mais globalement, il est impossible d’imaginer que la personne à qui vous parlez n’arrive pas à entendre ce que vous lui expliquez même si vous vous trouvez en plein milieu d'une foule.

En guise de test, et sans véritablement savoir quoi dire, je me suis positionné au coin de l’avenue Niel, à quelques pas de l’arc de triomphe de Paris. Un carrefour vraiment très bruyant (circulation, passants, effets de foule et de vent). Et j’ai apparié le casque à l’application Tape Machine, que j’utilise régulièrement pour enregistrer des mémos mobiles. (Parce qu'elle accepte l'appairage bluetooth cette app au moins, contrairement à Anchor.fm)

Le Voyager 8200 UC  remplit réellement son cahier des charges business. Efficace quand il s’agit d’écouter de la musique, d’une ergonomie facile, malgré son côté imposant, le Voyager est avant tout un casque bluetooth taillé pour la communication professionnelle. 

Voici le résultat sonore de ces tests. Vous constaterez que toutes les bêtises que je vous raconte sont parfaitement audibles, de manière réellement bluffante.
test_casque_def.wav test casque def.wav  (1.73 Mo)


Parce que de bons exemples parlent toujours plus que mille mots, je me permets aussi de vous glisser ici le test vidéo d’un collègue américain, pour démontrer l’efficacité des micros à réduction de bruit du présent casque.

Le testeur passe systématiquement dans plusieurs environnements qu’on est susceptibles de rencontrer en milieux professionnels: un salon professionnel, un hôtel, un open space. Il y compare les micros du Plantronics et ceux de son ordinateur portable ou de son téléphone mobile.

Une confrontation vraiment parlante, comparable à l'expérience sonore que j’ai essayé moi aussi de retranscrire. Et vous pourrez vous rendre compte de la différence, entre l'ambiance sonore et le son enreigistré.




Il s’agit réellement de la véritable plus value de ce casque. Sa polyvalence dans tous les cas de figure, et son excellence en communication professionnelle.

La double connexion PC / Mobile

Gadget auquel on accorde pas de grande importance de prime abord, un “dongle” Bluetooth est fourni avec le casque, permettant de connecter le Plantronics, via le port USB, à l’ordinateur… Comme la plupart des casques bluetooth du secteur me direz-vous.

Oui mais… Le dongle en question ne fonctionne pas comme un simple switch de l'appairage mobile. C’est à dire que, à l’approche de l’ordinateur hôte, le casque se connecte en bluetooth au PC via le dongle, mais ... Ne se déconnecte pas du téléphone auquel il était branché jusqu’à l’arrivée devant l’ordinateur. 
 
 

Testing Plantronics Voyager UC 8200...

Une publication partagée par Denis Verloes (@dverloes) le


Quand on approche de l’ordinateur, ce dernier prend le relais comme source musicale et multimédia du casque via le connecteur Bluetooth branché en USB dans une prise de l'ordinateur. Si on écoutait un morceau sur son téléphone, le multimédia de l'ordinateur prend le relais si je lance une musique sur le PC.

Et c’est là que le double appairage fait son office. Le téléphone reste  connecté aussi au casque, même quand celui-ci se connecte au PC. Le Voyager 8200 UC permet de surfer sur le web ou d’écouter la version desktop de Spotify/Youtube tout en étant capable d’entendre  néanmoins n'importe quel appel entrant, et surtout de répondre au correspondant en démarrant la conversation via le casque, sans devoir le retirer.

Parfait pour dévisser le Voyager 8200 UC de sa tête le moins possible pendant toute la journée, au travail, surtout quand on doit rédiger un document ou structurer des idées, et si on est pas sensible aux oreilles qui chauffent. Utile aussi quand on travaille dans un open space ou un espace habituellement bruyant. Ce casque est décidément orienté business, il permet de s'isoler un peu des bruits sur lesquels on se focalise tout en ayant la certitude de ne rater aucun appel important.

Autonomie

Dernier point qu’il convient de signaler pour le Voyager 8200 UC: l’impressionnante autonomie de sa batterie.

Le casque est annoncé par le constructeur avec une autonomie d’environ 18h. On n'en est vraiment pas loin dans la réalité.

Il n’a pas été rare au cours de ce test, et en utilisation normale pour moi sans chauffe des oreilles (soit 4h par jour environ) de tenir une semaine de travail complète. Soit 20 d'écoute heures environ.

Petit gadget sympathique, lorsque l’application PLT hub est installée sur le téléphone, le centre de notifications du téléphone (testé sur Androïd) affiche l’autonomie restante du casque.Ceci permet (en plus de la diode citée plus haut qui se signale à l’allumage du casque) de savoir précisément quand recharger le casque, via le connecteur USB 2 qui se situe sous l’oreillette droite.

J’ai apprécié aussi, à chaque allumage, la voix synthétique paramétrable via l'appli, me signalant l’état de la batterie. Ce sont autant de petits détails, en plus de la qualité du matériel, qui rendent les gadgets indispensables.

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En conclusion....

A la lecture de ce test, tu te doutes que je ressors plutôt enthousiaste de mon essai du Plantronics Voyager 8200 UC . J’en retiens que c’est un casque qui, certes, nous donne l’allure de Jacques Villeret  dans la Soupe au choux (ou un certain look de kéké au salarié quarantenaire) mais d’une qualité de son et d’une ergonomie pensée jusque dans ses moindres détails.

J’ai particulièrement apprécié la qualité de son à l’écoute de musique, et j’ai été bluffé par la capacité du casque sans tige micro, à arriver à isoler la voix des bruits ambiants en cas de conversation téléphonique: même si on a parfois l’impression d’être vocodé comme un titre de Maître Gims, on reste totalement audible. C'est vraiment le point impressionnant du test.

J’ai trouvé efficaces la position des boutons d’action, et les petits détails qui rendent l’usage du Plantronics bien aisant : le décroché au casque, le petit mouvement de DJ pour monter ou descendre le son, les open mike pour entendre les messages de retard de la SNCF sans faire glisser le headset,  le confort général d’un outil pourtant annoncé plutôt lourd sur la fiche technique, ou encore la double connexion PC / mobile.

Pas grand chose à reprocher au niveau des défauts. Quand on commence à se plaindre de la capacité de la protection du crâne à attraper la graisse naturelle du cheveu ou à ressentir une petite gène de conservation de la chaleur au niveau des pavillons de l’oreille après 2h00 sans enlever le casque de la tête, on sait qu’on est globalement dans un casque bien torché et haut de gamme. 

Haut de gamme en effet, car une rapide recherche sur Google Shopping me le signale accessible aux environs de 320€ en janvier 2018. Une  somme qui ne se justifie uniquement que si vous avez besoin à la fois d’un casque d’écoute vraiment haut de gamme, doublé d’un outil bureautique pour les employés sans bureau fixe, amenés à entrer souvent en contact par Skype ou par téléphone. Si par contre seules les fonctionnalités audio vous sont nécessaires, et à spécifications sonores quasi équivalentes, je ne saurais que trop vous conseiller le Backbeat pro 2 du même constructeur, qui en reprend l’essentiel du design et de la technologie d’écoute, pour une centaine d’euros de moins. 

Et pour enregistrer les podcasts à la volée via mon application Anchor.fm, il faudra néanmoins que je continue avec l’oreillette de mon Motorola, que j'enregistre tous mes segments via Tape Machine ou que je tanne le service client des copains américains à l'Ancre,  en essayant de comprendre pourquoi leur app ne prend pas les casques bluetooth.


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