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​Plus d’un tiers des Français reconnaissent une dépendance au smartphone


Selon un sondage réalisée par Odoxa, 37% des Français reconnaissent une dépendance au smartphone, 8% s’estimant même « totalement dépendants ».



Drogue douce ou droge dure ? Alors que l’addiction aux écrans est un phénomène de société désormais perçu comme une menace pour la santé mental, GAE Conseil (cabinet spécialiste de la prévention des conduites addictives en milieux professionnels) dévoile ce matin les résultats d’un sondage exclusif ODOXA réalisé auprès de 2010 Français afin d’évaluer leurs principaux risques de cyberdépendance : smartphone et réseaux sociaux, séries, achats en ligne, jeux-vidéos, pornographie et jeux de hasard & d’argent.

Les résultats révèlent une situation inquiétante au regard des usages et mésusages que font les Français de leurs écrans. Ainsi 28% des Français, soit 14,5 millions d’adultes, présentent une pratique à risque de cyberdépendance, 40% déclarent que leurs activités en ligne ont des effets négatifs sur leur vie personnelle et 24% sur leur vie professionnelle.
« Au-delà de l’effet levier lié au développement des technologies, et de l’impact générationnel, les chiffres de l’étude montrent une situation alarmante du point de vue des addictions aux écrans et dont semble-t-il les français n’ont que très peu conscience » analyse Alexis Peschard, addictologue et président fondateur du Cabinet GAE Conseil.

Si l’étude couvre aussi bien le « Binge Watching » de séries TV, le Shopping en ligne ou encore les jeux vidéo, Odoxa pointe la grande dépendance des Français à l’écran de leur smartphone. 37% des Français reconnaissent ainsi une « dépendance » au smartphone, 8% (4,2 millions de personnes !) s’estimant même « totalement dépendants ». 
« Les jeunes (58% des moins de 35 ans) mais aussi les 35-49 ans (47%) sont les plus concernés. Les actifs en emploi (44%) et en particulier les cadres (44%) sont aussi plus nombreux à ne pas parvenir à couper leur smartphone et les réseaux « souvent » ou « de temps en temps » expliquent les auteurs de l’étude.

Une dépendance qui aurait des répercussions négatives sur leur vie professionnelle (concentration, fatigue, motivation) mais également sur leur vie personnelle (sommeil, budget, activités, …).

Si certains parlementaires n’hésitent plus à comparer l’addiction au smartphone et à ses applications à l’addictions aux cigarettes, des pays comme la Chine - fragilisé par l’addiction à l’opium de sa population au XIXe siècle - n’éhsite pas à limiter drastiquement l’usage de cet écran, notamment des mineurs.


Rédigé par le Mercredi 19 Octobre 2022

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