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Elon Musk veut-il casser Twitter ?


En 12 jours depuis le rachat officiel du réseau social, Elon Musk aura réussi à faire passer le licenciement massif chez Meta / Facebook au rang de l'anecdote. Faute de nouvelle annonce ce jour les médias tech commencent à interroger sa démarche et chercher des alternatives. Tour d'horizon qui finit par nous ramener en France où on se penche sur le palmarès des applications médias les plus visitées de l'hexagone



Devine qui s'invite encore dans l'actu du jour

Salut à toi LesInternets,

Nous sommes le 10 novembre. Et demain nous aurons une pensée pour toutes les victimes des guerres qui ont entaché l’histoire de l’Europe.

Dont les habitants de l’Ukraine qui sont en train de vivre un de ses bégaiements

Voici les news techs et mobile que j’ai repéré pour toi ce jeudi. Et devine qui vient ENCORE nous faire un coucou du soir?

Tonton Elon…. Le rachat du réseau social continue à faire couler beaucoup de clics et de tapotements de claviers. Aujourd’hui j’ai envie de m’attacher à lever une question qui revient chez les éditorialistes : Elon Musk peut-il casser Twitter?

Elon Musk veut-il casser Twitter ?

Et c’est l’ADN qui revient tout d’abord sur des questions totalement pragmatiques: en virant près de la moitié de son personnel, dont certains avaient accumulé parfois près de 10 ans de connaissance et de savoir faire dans l’entreprise, Twitter ne s’est-il pas tiré une balle dans le pied.

Ainsi, se demande le magazine qui cite des sources anglophones, en se privant de 50% de sa masse salariale en plein mid-terms on a eu de la chance de ne pas constater un grand nombre de couacs et de bugs sur la plateforme qui ont pourtant eu du mal à trouver leur issue en des cas de pic de charge.

Des montées soudaines d’utilisation, par nature imprévisibles pour un outil de relais d’information comme Twitter.

L’ADN s’inquiète sur la capacité à parer à toute éventualité, en ayant viré par exemple 80% de l’équipe fiabilité de la plateforme.

Mais surtout le magazine rappelle que Musk a déjà évoqué sa volonté, après l’humain, de réduire la voilure de l’infrastructure.

C’est un peu comme si un site de e-commerce s’apprêtait pour un black friday avec un outil patraque, repère une source interne.

Et le transformer plus vite que prévu en distributeur de monnaie

Mais, et là on est encore assez peu à se poser la question…

Est-ce que la volonté de Musk consiste à garder à Twitter son rôle d’application porteuse de bonnes paroles, de démocratie? Capable de faciliter l’organisation de printemps arabes ou de relayer en direct l’atterrissage forcé d’un avion sur l’Hudson river?

Le magazine américain TechCrunch apporte un éclairage à cette réflexion, en racontant la conférence que Musk a donnée via Spaces aux annonceurs, plus tôt dans la semaine.

L’homme y a beaucoup parlé de sa vision d’une méta app à la We Chat, et énormément de paiement via le mobile. Ainsi, a-t-il signalé le paiement entre membres et de membres à tiers pour des services, risque de devenir central à la plateforme.

Il a d’ailleurs pointé que le récent lancement de Twitter Blue renchéri participait de cette stratégie. Les abonnés de Twitter Blue, parce que certifiés, pourraient ainsi bénéficier de porte-monnaie: voire de comptes en banque applicatifs leur donnant accès à des services additionnels proposés par des tiers, via Twitter; voire à des paiement directs entre membres un peu selon le principe actuel des français de Lydia.

Le renforcement des services vidéos constituerait d’ailleurs un galop d’essai pour ce type de contenus payables par la plateforme, donnant accès à du contenu additionnel et premium. Et étrangement si les réflexions des médias se tournent vers des services médias, rendus payables par Twitter… Le discours de Musk semblait étrangement beaucoup plus précis en ce qui concerne la vente de biens physiques et virtuels dans la plateforme que pour tout ce qui concerne certification, la parole des utilisateurs, les droits de l’homme ou lutte contre les fake news.

J’ai comme l’impression, de fait, que la volonté de Musk n’est pas de garder Twitter et Medias aussi reliés qu’ils ne le sont pour le moment.

Ou en tous cas pas autant en qualité de vecteur /porteur d’information auto-générée par les membres depuis et jusqu’au quatre coins du monde.

Plutôt comme un portail facilitateurs de paiements de micro services connectés et de micro flyers de pub numérique postés dans notre boite aux lettres : sorte de réplique en app de l’accès à des promos sur des produits, des vod sur les services audiovisuels, des solutions bancaires, ou des biens IRL accessibles via une interface simple.

Un twitter qui finirait par ressembler plutôt à une version “en fil” d’un mini portail de services comme celui qui mouline derrière les box tv de nos opérateurs, au moment de choisir entre le match de la ligue des champions en streaming, Top Gun en replay VOD payant voire même permettre le paiement de ton sandwich chez macdo à l’approche de la borne.

Mastodon c'est moins le train TGV du social , qu'un réseau avec autant de lignes que le Paris du métro RATP

A ce titre c’est presque amusant de voir l’ensemble des journalistes pas forcément tech-geek, essayer de trouver des alternatives crédibles au rôle de média, et batailler avec les possibles alternatives pour récupérer le rôle de porte drapeau de l’information ou de la démocratie.

En France mais aussi aux Etats-Unis comme ici dans l’article de CNET on peut lire une palanquée d’articles de journalistes testant Mastodon, mais paumés dans le côté décentralisé de l’outil. Un réseau qui ne se présente pas comme un voyage direct de la Gare de l’Est à la Gare de Reims, mais comme un déplacement en métro intra parisien, obligeant d’abord à choisir sa station pour entrer dans le réseau de ce métro de l’information, puis se rendre compte qu’on peut d’abord communiquer avec les voyageurs de la ligne 7 plutôt que de tous les détenteurs de la carte NavigoMastodon circulant dans les 12 lignes du réseau.

 Et seulement après comprendre qu’il existe tout de même des points communs à tous ces navetteurs détenteurs de la même carte… Pour mieux râler tous ensemble.

Un voyage qui nécessite en tous cas (comme Twitter en 2007 d’ailleurs) de désapprendre les usages de sa province d’origine pour réapprendre les quelques nouvelles règles qui régissent le déplacement dans un réseau social décentralisé.
A ce titre c’est presque amusant de voir l’ensemble des journalistes pas forcément tech-geek batailler avec les possibles alternatives pour voir une solution technique récupérer le rôle de porte drapeau de l’information que personne ne prétend déjà terminé sur Twitter, mais que tout le monde sent diffusément en tension par le rachat.

Leboncoin et Snapchat premiers médias français mobiles

Et on finit la revue d’écran du jour en allant faire un tour du côté des chiffres.

L’APCM ou alliance pour les chiffres de la presse et des médias, a publié ses données d’analyse des 2176 supports qu’elle scrute chaque mois, dont les visites des applications françaises pour le mois d’octobre.

Avec 319 000 000 de pages vues, pour 46 millions d’utilsateurs, c’est L’appli du Monde qui se hisse sur la première marche du podium des applications médias d’info généraliste en ce mois d’octobre.

La marque dédiée à l’information est talonnée par l’application du Figaro et par celle de Franceinfo, mais toujours précédée de de Snapchat, le bon coin, Télé Loisirs et l’Equipe au rang des applications (mesurées par l’APCM) les plus consultées de France

Voilà c’est environ tout pour aujourd’hui
Tu aimes ce que tu viens d’entendre ou de regarder ? 

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