Jeff Bezos n’a pas dit son dernier mot dans la course à l’orbite basse. Alors que SpaceX et son réseau Starlink dominent largement le marché, Amazon vient de réaliser un saut stratégique majeur. En absorbant Globalstar, la firme de Seattle ne s’offre pas seulement une constellation de satellites déjà opérationnelle, mais elle met surtout la main sur des licences de spectre de fréquences inestimables pour le futur de la téléphonie mobile.
Une transaction à 90 dollars l’action
L’offre d’Amazon, validée par le conseil d’administration des deux entreprises, propose aux actionnaires de Globalstar de recevoir soit 90 dollars en numéraire, soit un échange d’actions Amazon. Cette valorisation représente une prime de plus de 30 % par rapport au dernier cours de clôture, signe de l’importance capitale de cet actif pour les ambitions de Seattle.
L’objectif affiché est clair : accélérer le déploiement de Amazon Leo (le réseau issu du Projet Kuiper) et proposer des services de connectivité directe aux smartphones (Direct-to-Device ou D2D) dès 2028.
L’allié inattendu : le pacte Amazon-Apple
Le point le plus surprenant de cette acquisition réside dans le triangle amoureux technologique formé avec Apple. Depuis 2022, Globalstar est le partenaire exclusif de la firme à la pomme pour les services d’urgence par satellite de l’iPhone. Apple détenait même, jusqu’à hier, 20 % du capital de l’opérateur.
Plutôt que de s'affronter, les deux colosses ont choisi la voie de la coopération. Simultanément au rachat, Amazon et Apple ont signé un accord de long terme :
Continuité de service : Amazon Leo assurera désormais le fonctionnement des fonctions de sécurité (SOS d'urgence, localisation) pour les iPhone et Apple Watch.
Collaboration future : Les deux entreprises travailleront ensemble sur de nouveaux services de messagerie et de données à haute vitesse via satellite pour les prochaines générations d'appareils.
Objectif : briser l'hégémonie de SpaceX
Avec cette acquisition, Amazon récupère immédiatement une flotte de 24 satellites et une expertise opérationnelle de plus de 30 ans. Surtout, cela permet à Amazon de pallier ses retards de lancement face à la constellation massive d'Elon Musk, qui compte déjà plus de 10 000 satellites.
Le spectre MSS (Mobile Satellite Services) détenu par Globalstar est la véritable pépite du dossier. Il permet de connecter des appareils standards sans antenne parabolique, une technologie que Starlink commence à tester mais où Globalstar possède une avance réglementaire et technique.
Un chemin encore semé d'embûches
Si l'annonce a fait bondir le titre de Globalstar de 10 % à Wall Street, l'opération n'est pas encore finalisée. Elle doit recevoir l'aval de la FCC (Federal Communications Commission) américaine. Brendan Carr, président de l'agence, s'est toutefois montré « très ouvert d'esprit » sur le dossier, soulignant l'importance d'une concurrence saine face au monopole de fait de SpaceX.
La clôture de la transaction est prévue pour le courant de l'année 2027, une fois les étapes réglementaires et certains jalons de déploiement de satellites MDA Space franchis. En attendant, le message envoyé par Amazon est limpide : le ciel n'est plus une limite, c'est le nouveau champ de bataille de la Big Tech.
Une transaction à 90 dollars l’action
L’offre d’Amazon, validée par le conseil d’administration des deux entreprises, propose aux actionnaires de Globalstar de recevoir soit 90 dollars en numéraire, soit un échange d’actions Amazon. Cette valorisation représente une prime de plus de 30 % par rapport au dernier cours de clôture, signe de l’importance capitale de cet actif pour les ambitions de Seattle.
L’objectif affiché est clair : accélérer le déploiement de Amazon Leo (le réseau issu du Projet Kuiper) et proposer des services de connectivité directe aux smartphones (Direct-to-Device ou D2D) dès 2028.
L’allié inattendu : le pacte Amazon-Apple
Le point le plus surprenant de cette acquisition réside dans le triangle amoureux technologique formé avec Apple. Depuis 2022, Globalstar est le partenaire exclusif de la firme à la pomme pour les services d’urgence par satellite de l’iPhone. Apple détenait même, jusqu’à hier, 20 % du capital de l’opérateur.
Plutôt que de s'affronter, les deux colosses ont choisi la voie de la coopération. Simultanément au rachat, Amazon et Apple ont signé un accord de long terme :
Continuité de service : Amazon Leo assurera désormais le fonctionnement des fonctions de sécurité (SOS d'urgence, localisation) pour les iPhone et Apple Watch.
Collaboration future : Les deux entreprises travailleront ensemble sur de nouveaux services de messagerie et de données à haute vitesse via satellite pour les prochaines générations d'appareils.
« Apple et Amazon ont une longue tradition de collaboration à travers les services d'infrastructure. Nous sommes impatients de bâtir sur cette base avec Amazon Leo », a déclaré Greg Joswiak, vice-président d'Apple.
Objectif : briser l'hégémonie de SpaceX
Avec cette acquisition, Amazon récupère immédiatement une flotte de 24 satellites et une expertise opérationnelle de plus de 30 ans. Surtout, cela permet à Amazon de pallier ses retards de lancement face à la constellation massive d'Elon Musk, qui compte déjà plus de 10 000 satellites.
Le spectre MSS (Mobile Satellite Services) détenu par Globalstar est la véritable pépite du dossier. Il permet de connecter des appareils standards sans antenne parabolique, une technologie que Starlink commence à tester mais où Globalstar possède une avance réglementaire et technique.
Un chemin encore semé d'embûches
Si l'annonce a fait bondir le titre de Globalstar de 10 % à Wall Street, l'opération n'est pas encore finalisée. Elle doit recevoir l'aval de la FCC (Federal Communications Commission) américaine. Brendan Carr, président de l'agence, s'est toutefois montré « très ouvert d'esprit » sur le dossier, soulignant l'importance d'une concurrence saine face au monopole de fait de SpaceX.
La clôture de la transaction est prévue pour le courant de l'année 2027, une fois les étapes réglementaires et certains jalons de déploiement de satellites MDA Space franchis. En attendant, le message envoyé par Amazon est limpide : le ciel n'est plus une limite, c'est le nouveau champ de bataille de la Big Tech.



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