C’est un tournant majeur pour les utilisateurs français du moteur de recherche le plus populaire au monde. Google lancer après l'été sa fonction « AI Overviews » (anciennement connue sous le nom de SGE, pour Search Generative Experience) sur le marché français, probablement le 23 septembre. Concrètement, lorsqu'un internaute formulera une requête complexe, l'écran n'affichera plus seulement une liste de liens bleus, mais un bloc de texte généré par intelligence artificielle résumant directement la réponse.
Si cette innovation promet un gain de temps considérable pour les usagers, elle intervient après une phase de rodage américaine pour le moins tumultueuse. Lors de son lancement initial aux États-Unis, l'outil avait enchaîné les hallucinations et les erreurs manifestes, conseillant par exemple aux internautes d'utiliser de la colle non toxique pour faire tenir le fromage sur une pizza, ou suggérant de manger des cailloux.
Des garde-fous renforcés pour l'Europe
Pour son arrivée sur le vieux continent, et particulièrement en France, la firme de Mountain View a donc dû revoir sa copie et muscler ses dispositifs de sécurité. Google affirme avoir tiré les leçons de ses erreurs de jeunesse en instaurant de véritables « garde-fous » algorithmiques.
Désormais, l’intelligence artificielle devrait s'abstenir de générer des résumés automatisés sur des sujets jugés trop sensibles ou critiques, notamment dans les domaines de la santé, des conseils financiers ou de la politique en période électorale. Les requêtes manifestement humoristiques ou absurdes feront également l'objet d'un traitement restrictif afin d'éviter que l'IA ne prenne au premier degré des blagues issues de forums en ligne.
Par ailleurs, pour calmer la fronde des éditeurs de presse et des créateurs de contenus — qui redoutent de voir leur trafic s'effondrer si les internautes n'ont plus besoin de cliquer sur leurs sites —, Google met en avant une meilleure visibilité des sources. Des liens hypertextes clairs et des encadrés vers les sites d'origine sont intégrés directement au cœur du résumé généré par l'IA.
Le défi du respect des réglementations
Ce lancement sous haute sécurité répond également au contexte réglementaire européen, particulièrement strict en matière de protection des données et d'intelligence artificielle avec l'entrée en vigueur de l'AI Act. Google sait qu'il est attendu au tournant par les autorités de régulation, comme la CNIL en France, ainsi que par les syndicats de la presse qui veillent au respect des droits voisins.
En choisissant une stratégie de déploiement progressif et encadré, le géant de la tech tente de réussir son pari : transformer l'expérience de recherche sans s'attirer les foudres des régulateurs ni détruire l'écosystème du web dont il dépend pourtant pour nourrir ses propres algorithmes. L'usage au quotidien par les internautes français dira, dans les prochaines semaines, si ces barrières de sécurité s'avèrent suffisantes.
Si cette innovation promet un gain de temps considérable pour les usagers, elle intervient après une phase de rodage américaine pour le moins tumultueuse. Lors de son lancement initial aux États-Unis, l'outil avait enchaîné les hallucinations et les erreurs manifestes, conseillant par exemple aux internautes d'utiliser de la colle non toxique pour faire tenir le fromage sur une pizza, ou suggérant de manger des cailloux.
Des garde-fous renforcés pour l'Europe
Pour son arrivée sur le vieux continent, et particulièrement en France, la firme de Mountain View a donc dû revoir sa copie et muscler ses dispositifs de sécurité. Google affirme avoir tiré les leçons de ses erreurs de jeunesse en instaurant de véritables « garde-fous » algorithmiques.
Désormais, l’intelligence artificielle devrait s'abstenir de générer des résumés automatisés sur des sujets jugés trop sensibles ou critiques, notamment dans les domaines de la santé, des conseils financiers ou de la politique en période électorale. Les requêtes manifestement humoristiques ou absurdes feront également l'objet d'un traitement restrictif afin d'éviter que l'IA ne prenne au premier degré des blagues issues de forums en ligne.
Par ailleurs, pour calmer la fronde des éditeurs de presse et des créateurs de contenus — qui redoutent de voir leur trafic s'effondrer si les internautes n'ont plus besoin de cliquer sur leurs sites —, Google met en avant une meilleure visibilité des sources. Des liens hypertextes clairs et des encadrés vers les sites d'origine sont intégrés directement au cœur du résumé généré par l'IA.
Le défi du respect des réglementations
Ce lancement sous haute sécurité répond également au contexte réglementaire européen, particulièrement strict en matière de protection des données et d'intelligence artificielle avec l'entrée en vigueur de l'AI Act. Google sait qu'il est attendu au tournant par les autorités de régulation, comme la CNIL en France, ainsi que par les syndicats de la presse qui veillent au respect des droits voisins.
En choisissant une stratégie de déploiement progressif et encadré, le géant de la tech tente de réussir son pari : transformer l'expérience de recherche sans s'attirer les foudres des régulateurs ni détruire l'écosystème du web dont il dépend pourtant pour nourrir ses propres algorithmes. L'usage au quotidien par les internautes français dira, dans les prochaines semaines, si ces barrières de sécurité s'avèrent suffisantes.



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