Gilles Raymond : "News Republic est en phase avec un nouveau mode de consommation de l'actualité."


Fondateur de Mobile Republic, Gilles Raymond revient sur son application News Republic, ses ambitions, son modèle économique et ses relations avec les kiosques de téléchargement.



Gilles Raymond, bonjour. Votre site web accorde plus d'importance à NewsRepublic qu'à Appy. Êtes vous en train de changer d'activité ? Comment définissez vous le métier de Mobile Republic ?

GR - Le passage d'APPY à News Republic est une évolution naturelle, pour ne pas dire darwinienne, en phase avec le marché qui passe du monde Java au monde du Smartphone. Mobiles Republic est un éditeur d'applications. Basé sur un moteur sémantique temps réel et multilingue, nous avons développé l'application News Republic. Cette app permet à un utilisateur de personnaliser son journal autour des thèmes parmi 130 000 thématiques, et d'avoir l'essentiel de l'information sur les sujets qui l'intéresse. News Republic recoit 10’000 informations par jour de ses partenaires et en propose 2’000 à l'utilisateur, triés et dédoublonnés. Dans un environnement "d'infobésité", News Republic est en phase avec un nouveau mode de consommation de l'actualité. Les retours d'utilisateurs et les usages le prouvent au quotidien : avec près de 5000 avis et commentaires, nous sommes l'application de News la mieux notée sur AppStore d’Apple en France, et dans le top 25 mondial des application de news sur Android ! En terme d'usage nous faisons deux fois mieux qu'un média classique.

De Net2one à Google en passant par Netvibes, les relations entre agences de presse et agrégateurs d'informations ont toujours été conflictuelles. Quel est le modèle économique de NewsRepublic ? Souhaitez vous devenir un véritable éditeur ou ce site préfigure t'il un kiosque pour la presse électronique ?

GR - Notre application offre un autre mode d'accès à l'information complémentaires à celui des éditeurs traditionnels. Si les médias offrent un choix via la marque (Le Parisien, Europe 1,…), nous offrons un accès via les centres d'intérêts. Notre modèle économique capitalise sur notre moteur sémantique, en s'axant autour de la publicité et l'affiliation contextuelle. Les éditeurs et agences sont nos partenaires clés avec qui nous partageons nos revenus. Nous sommes extrêmement attachés au respect de  l'intégrité éditoriale de chacun des éditeurs d'information. Les articles sont proposés intégralement, les marques mises en avant, la publicité en phase avec leurs règles.  C'est sur ces fondations que nos partenariats furent, sont, et seront bâtis. C'est sur ces fondations que nous avons des accords avec les plus grands médias en France, en Italie, en Angleterre, aux Etats Unis.

Apple refuse désormais les applications d'éditeurs n'adoptant pas sa solution de paiement. Selon vous, cette posture est-elle légitime ? Faut il se tourner vers Google Android.... ou tout simplement renoncer aux App Store pour redécouvrir la liberté du web mobile ?

GR - Notre modèle économique essentiellement publicitaire est peu impacté par cette règle. Dans notre monde libéral, la légitimité s'exprime cyniquement par le niveau de rentabilité. Sur ce sujet, les éditeurs d'application auront une approche pragmatique, que nous pourrions appelé de "real politik". Preuve en est, pour l'instant je n'en ai pas identifié qui ait retiré leur offre de l'AppStore. Il est cependant clair que des choix hégémoniques favoriseront l’émergence de modèles moins contraignants et le développement des autres plateformes.



Jeudi 3 Février 2011

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