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François Bieber : "Le mobile tire la croissance de Kwanko"

Rédigé par Ecran Mobile le Vendredi 12 Août 2016

PDG de Kwanko, maison mère de Swelen et NetAffiliation, François Bieber revient sur la stratégie mobile de ce groupe spécialisé dans le marketing à la performance



François Bieber, PDG du groupe Kwanko
François Bieber, PDG du groupe Kwanko
Que pèse le mobile dans l'activité de Kwanko ?
 

FB - Historiquement, toute l'activité mobile était concentrée chez Swelen, une société rachetée en 2012, et qui pèse environ 5% du chiffre d'affaires du groupe Kwanko (NDRL : 50 millions d'euros en 2015).  Mais notre coeur de business dans l'affiliation a également été impacté par le mobile et je pense que cet écran représente en réalité près de 15% de notre activité.
 

Après des années d'attentisme coté annonceur, le mobile fait aujourd'hui partie des leviers de croissance du groupe et il pourrait avoir un rôle central, compte tenu du fait que l'audience web bascule sur les smartphones.
 

Après avoir longtemps différencié les environnements, nous sommes d'ailleurs en train de fusionner les technologies de NetAffiliation et Swelen afin de proposer une seule et même plate-forme capable de répondre aux problématiques cross canal de nos clients.

 

La performance sur le mobile, ce sont principalement des téléchargements ?
 

FB - Les téléchargements d'applications sont un gros business mais nos clients veulent également générer des inscriptions (leads), des clics et bien évidemment des ventes. Nous avons beaucoup investi dans des technologies cross device pour pouvoir suivre le parcours d'internautes, qui peuvent se renseigner sur un site web, chercher un bon de réduction puis effectivement passer commande depuis une application.
 

Notre métier consiste à pouvoir gérer cette transversalité et à aider nos 2000 clients à déployer les bonnes stratégies pour atteindre leurs objectifs commerciaux.

 

Que pèse l'inventaire de Kwanko ?
 

FB - Notre plate-forme gère plus de 10 milliards d'impressions mensuelles et des centaines de millions de clics ou d'interactions ce qui peut parfois représenter des pics d'activité de plus de 50 000 affichages par seconde sur nos serveurs.
 

Notre plate-forme s'est grandement internationalisée et, après la France, nous couvrons désormais les principaux pays d'Europe, la Russie, le Mexique, le Brésil ou encore l'Afrique du Nord avec un inventaire mobile, parfois majoritaire.
 

Êtes vous de taille à affronter les grandes plates-formes américaines comme Google ou Facebook qui sont justement devenues "mobile first"?
 

FB - Kwanko dispose  d'un inventaire et de moyens plus modestes que ces deux géants mais je pense que nous sommes désormais parmi les principaux acteurs européens dans notre discipline.
 

Notre modèle économique à la performance ne nous interdit pas de travailler ponctuellement avec les inventaires de Google ou Facebook,  si cela a du sens pour nos clients et que cela reste cohérent avec une stratégie à la performance.
 

Enfin nous investissons beaucoup en R&D et nous n'hésitons pas à utiliser les technologies disponibles, sur d'autres plates-formes de cloud computing, en matière de tracking,  big data ou d'intelligence artificielle, pour travailler notre différenciation et notre valeur ajoutée face à ces géants.

 

L'année dernière, une plate-forme d'affiliation mobile, MobPartner, a été rachetée par un groups Chinois. Comment voyez vous l'avenir de Kwanko ?
 

FB - Kwanko est également un pôle de consolidation. Ces dernières années, nous avons eu une politique de croissance externe active avec le rachat de Swelen en 2012 et l'intégration d'EmailBidding en 2014. 2015 et 2016 ont été consacrées à consolider ces acquisitions au sein du groupe Kwanko et à valoriser ces nouvelles offres auprès de nos clients. En 2017, nous allons certainement réaliser de nouvelles opérations afin de renforcer notre couverture géographique et notre offre technologique.
 

Mais si nous souhaitons réellement faire de Kwanko un acteur global, capable de rivaliser avec des géants américains ou chinois, il faudra également que les pouvoirs publics se penchent sur les distorsions de concurrence en matière fiscale et sociale, dont souffrent les entreprises françaises. J'espère que ce sujet pourra être abordé par les différents candidats à l'élection présidentielle de l'année prochaine.

 



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