C’est un tournant majeur pour l'économie circulaire en France. Concurrents directs jusqu’à hier, Next Mobiles et Mobile Club ne forment désormais plus qu’une seule et même entité. Ce rapprochement stratégique vise à consolider une position de leader sur le segment de la "Location Longue Durée" (LLD) d'appareils électroniques, un secteur qui séduit de plus en plus de consommateurs soucieux de leur budget et de leur empreinte écologique.
Une fusion de raison sous le signe de la complémentarité
Si les deux entreprises partageaient le même cœur de métier — proposer des iPhone et autres smartphones haut de gamme via un abonnement mensuel sans engagement — elles affichaient des forces complémentaires.
D'un côté, Next Mobiles, cofondé par Sofiane Benabdallah, a su bâtir une base d'abonnés solide et un modèle opérationnel robuste. De l'autre, Mobile Club, lancé par l'entrepreneur multirécidiviste Damien Morin (déjà fondateur de Save), apportait une expertise forte en acquisition client et une image de marque dynamique.
En s'unissant, les deux entités espèrent réaliser des synergies opérationnelles importantes, notamment sur : La chaîne logistique : Centralisation du reconditionnement et des réparations. La puissance d'achat : Une meilleure capacité de négociation pour acquérir les flottes d'appareils neufs ou d'occasion. L'expérience client : Une offre simplifiée et plus compétitive. 31 millions d'euros pour financer la croissance par la dette
Pour accompagner cette fusion, le nouvel ensemble a sécurisé un financement de 31 millions d'euros, levés exclusivement en dette. Le choix de la dette, plutôt que de l'equity (ouverture du capital), est particulièrement pertinent pour ce modèle économique dit "asset-heavy" (lourd en actifs).
Dans le secteur de la location, l'entreprise doit financer l'achat des stocks de téléphones avant que ceux-ci ne deviennent rentables grâce aux mensualités des abonnés. Ce montant conséquent servira donc principalement à gonfler le parc de machines disponibles et à répondre à une demande croissante, tout en évitant une dilution trop importante des fondateurs et des actionnaires historiques.
L'usage plutôt que la propriété : un marché en pleine explosion
Cette fusion intervient alors que les habitudes de consommation évoluent radicalement. Face à l'envolée des prix des smartphones neufs (dépassant souvent les 1 000 €) et à la prise de conscience environnementale, la location apparaît comme une alternative séduisante.
Le modèle proposé par le nouveau groupe permet aux utilisateurs de changer de modèle régulièrement, de bénéficier d'une assurance incluse et de garantir une seconde (ou troisième) vie aux appareils. C'est le principe même de l'économie de la fonctionnalité : on ne paie plus pour posséder l'objet, mais pour le service qu'il rend.
Quels défis pour demain ?
Si l'union fait la force, le défi sera désormais d'intégrer les équipes et d'harmoniser les plateformes technologiques sans rompre la qualité de service. Le nouvel ensemble devra également faire face à une concurrence qui s'organise, que ce soit du côté des opérateurs télécoms traditionnels ou des plateformes de reconditionnement comme Back Market, qui lorgnent de plus en plus sur les services de leasing.
Avec cette opération, le duo Next Mobiles / Mobile Club s'offre les moyens de ses ambitions : devenir la référence incontournable de la location de produits tech en Europe.
Une fusion de raison sous le signe de la complémentarité
Si les deux entreprises partageaient le même cœur de métier — proposer des iPhone et autres smartphones haut de gamme via un abonnement mensuel sans engagement — elles affichaient des forces complémentaires.
D'un côté, Next Mobiles, cofondé par Sofiane Benabdallah, a su bâtir une base d'abonnés solide et un modèle opérationnel robuste. De l'autre, Mobile Club, lancé par l'entrepreneur multirécidiviste Damien Morin (déjà fondateur de Save), apportait une expertise forte en acquisition client et une image de marque dynamique.
En s'unissant, les deux entités espèrent réaliser des synergies opérationnelles importantes, notamment sur : La chaîne logistique : Centralisation du reconditionnement et des réparations. La puissance d'achat : Une meilleure capacité de négociation pour acquérir les flottes d'appareils neufs ou d'occasion. L'expérience client : Une offre simplifiée et plus compétitive. 31 millions d'euros pour financer la croissance par la dette
Pour accompagner cette fusion, le nouvel ensemble a sécurisé un financement de 31 millions d'euros, levés exclusivement en dette. Le choix de la dette, plutôt que de l'equity (ouverture du capital), est particulièrement pertinent pour ce modèle économique dit "asset-heavy" (lourd en actifs).
Dans le secteur de la location, l'entreprise doit financer l'achat des stocks de téléphones avant que ceux-ci ne deviennent rentables grâce aux mensualités des abonnés. Ce montant conséquent servira donc principalement à gonfler le parc de machines disponibles et à répondre à une demande croissante, tout en évitant une dilution trop importante des fondateurs et des actionnaires historiques.
L'usage plutôt que la propriété : un marché en pleine explosion
Cette fusion intervient alors que les habitudes de consommation évoluent radicalement. Face à l'envolée des prix des smartphones neufs (dépassant souvent les 1 000 €) et à la prise de conscience environnementale, la location apparaît comme une alternative séduisante.
Le modèle proposé par le nouveau groupe permet aux utilisateurs de changer de modèle régulièrement, de bénéficier d'une assurance incluse et de garantir une seconde (ou troisième) vie aux appareils. C'est le principe même de l'économie de la fonctionnalité : on ne paie plus pour posséder l'objet, mais pour le service qu'il rend.
Quels défis pour demain ?
Si l'union fait la force, le défi sera désormais d'intégrer les équipes et d'harmoniser les plateformes technologiques sans rompre la qualité de service. Le nouvel ensemble devra également faire face à une concurrence qui s'organise, que ce soit du côté des opérateurs télécoms traditionnels ou des plateformes de reconditionnement comme Back Market, qui lorgnent de plus en plus sur les services de leasing.
Avec cette opération, le duo Next Mobiles / Mobile Club s'offre les moyens de ses ambitions : devenir la référence incontournable de la location de produits tech en Europe.