Le géant technologique américain Apple a officiellement retiré l’application de messagerie russe « Max » de son App Store, portant un coup dur à la stratégie de « souveraineté numérique » de Moscou. Cette décision, qui prive des millions d'utilisateurs russes de mises à jour et de notifications, s’inscrit dans un contexte de tensions croissantes entre les entreprises de la Silicon Valley et les autorités russes.
Développée par le géant des réseaux sociaux VK, l’application Max était présentée par le Kremlin comme une alternative « patriotique » et sécurisée aux plateformes occidentales comme WhatsApp ou Telegram. Lancée au printemps 2025, elle était devenue un pilier de la communication étatique, son installation étant même rendue obligatoire sur tous les smartphones et ordinateurs vendus sur le territoire russe.
Une mise en conformité avec les sanctions
Interrogée sur les motifs de cette exclusion, la firme de Cupertino a confirmé à la BBC avoir agi pour se conformer aux régimes de sanctions internationaux, sans toutefois préciser lesquelles. Cette mesure radicale entraîne l’arrêt immédiat des notifications push pour les appels et les messages sur les appareils sous iOS, réduisant considérablement l’utilité de l’application pour les utilisateurs.
Du côté de VK, la réaction est à la recherche de solutions : le groupe a indiqué être en contact avec Apple pour tenter de résoudre ce différend, tout en conseillant à ses utilisateurs de se tourner vers des magasins d'applications alternatifs ou de télécharger le fichier directement depuis leur site officiel.
Un outil sous haute surveillance
Le retrait de Max intervient après une campagne de pression menée par des membres de l’opposition russe en exil, dont Yulia Navalnaya, qui réclamaient depuis février le bannissement de cette application. Les critiques, appuyées par des experts en cybersécurité, ont maintes fois pointé du doigt l'absence de chiffrement de bout en bout de la plateforme. Selon plusieurs analyses techniques, l'application contiendrait des mécanismes de surveillance intrusive, capables notamment d’enregistrer le microphone à distance, de collecter les contacts ou de détecter l'usage de VPN.
Maksut Shadayev, ministre russe du Développement numérique, a vivement dénoncé une décision « politique », accusant Apple d'utiliser sa position dominante pour restreindre l'accès aux services nationaux à plus de 20 millions d'utilisateurs.
Cet épisode marque une nouvelle étape dans le bras de fer numérique entre le Kremlin et les géants du web. Depuis 2022, Apple et Google ont supprimé des dizaines d’applications russes de leurs boutiques, poussant Moscou à développer ses propres infrastructures, telles que le RuStore, dans une tentative désespérée de maintenir son autonomie technologique face à l’isolement international.
Développée par le géant des réseaux sociaux VK, l’application Max était présentée par le Kremlin comme une alternative « patriotique » et sécurisée aux plateformes occidentales comme WhatsApp ou Telegram. Lancée au printemps 2025, elle était devenue un pilier de la communication étatique, son installation étant même rendue obligatoire sur tous les smartphones et ordinateurs vendus sur le territoire russe.
Une mise en conformité avec les sanctions
Interrogée sur les motifs de cette exclusion, la firme de Cupertino a confirmé à la BBC avoir agi pour se conformer aux régimes de sanctions internationaux, sans toutefois préciser lesquelles. Cette mesure radicale entraîne l’arrêt immédiat des notifications push pour les appels et les messages sur les appareils sous iOS, réduisant considérablement l’utilité de l’application pour les utilisateurs.
Du côté de VK, la réaction est à la recherche de solutions : le groupe a indiqué être en contact avec Apple pour tenter de résoudre ce différend, tout en conseillant à ses utilisateurs de se tourner vers des magasins d'applications alternatifs ou de télécharger le fichier directement depuis leur site officiel.
Un outil sous haute surveillance
Le retrait de Max intervient après une campagne de pression menée par des membres de l’opposition russe en exil, dont Yulia Navalnaya, qui réclamaient depuis février le bannissement de cette application. Les critiques, appuyées par des experts en cybersécurité, ont maintes fois pointé du doigt l'absence de chiffrement de bout en bout de la plateforme. Selon plusieurs analyses techniques, l'application contiendrait des mécanismes de surveillance intrusive, capables notamment d’enregistrer le microphone à distance, de collecter les contacts ou de détecter l'usage de VPN.
Maksut Shadayev, ministre russe du Développement numérique, a vivement dénoncé une décision « politique », accusant Apple d'utiliser sa position dominante pour restreindre l'accès aux services nationaux à plus de 20 millions d'utilisateurs.
Cet épisode marque une nouvelle étape dans le bras de fer numérique entre le Kremlin et les géants du web. Depuis 2022, Apple et Google ont supprimé des dizaines d’applications russes de leurs boutiques, poussant Moscou à développer ses propres infrastructures, telles que le RuStore, dans une tentative désespérée de maintenir son autonomie technologique face à l’isolement international.