C’est un nouveau tournant dans la bataille que mène l’Union européenne contre la domination des « gatekeepers » de la tech. Après avoir longtemps ferraillé avec Apple pour l’ouverture de l’iPhone, la Commission européenne s’attaque désormais de front au modèle d’intégration de Google. L'exécutif européen exige que le géant de Mountain View offre aux assistants d'intelligence artificielle tiers — tels que ChatGPT, Claude ou Mistral — un accès technique identique à celui dont bénéficie son propre assistant, Gemini.
L’IA au cœur de l'interopérabilité
Jusqu’ici, Gemini jouit d’une intégration système privilégiée sur Android, lui permettant de déclencher des actions complexes ou d’interagir nativement avec les données de l’utilisateur. Pour Bruxelles, cette situation constitue un avantage déloyal qui étouffe l’innovation des concurrents.
Outre l'ouverture d'Android, la seconde procédure concerne le partage de données. Google est sommé de transmettre à ses rivaux (comme Ecosia ou Qwant) des données anonymisées issues de son moteur de recherche — requêtes, clics et vues — afin de leur permettre d’entraîner leurs propres algorithmes sur une base comparable à celle du leader mondial.
Une procédure sous surveillance
Contrairement à d'autres enquêtes punitives, la Commission opte ici pour une démarche dite « d'accompagnement ». Google dispose de six mois pour proposer des solutions concrètes de mise en conformité. Toutefois, la menace reste réelle : en cas de refus ou de coopération jugée insuffisante, Bruxelles pourra ouvrir une enquête formelle pouvant déboucher sur des amendes colossales, atteignant jusqu’à 10 % du chiffre d’affaires mondial du groupe.
La défense de Google : sécurité et vie privée
De son côté, Google affiche une certaine réserve. Si l'entreprise affirme avoir déjà pris des mesures pour respecter le DMA, elle s'inquiète des conséquences de ces ouvertures forcées. Clare Kelly, responsable juridique chez Google, a déclaré que ces nouvelles règles, souvent dictées par les intérêts des concurrents, pourraient « compromettre le droit à la vie privée et la sécurité » des utilisateurs finaux.
Alors que l'IA devient le nouveau terrain de jeu principal des smartphones, cette décision européenne pourrait transformer radicalement l'expérience utilisateur, en faisant d'Android un système véritablement agnostique vis-à-vis des services d'intelligence artificielle.
L’IA au cœur de l'interopérabilité
Jusqu’ici, Gemini jouit d’une intégration système privilégiée sur Android, lui permettant de déclencher des actions complexes ou d’interagir nativement avec les données de l’utilisateur. Pour Bruxelles, cette situation constitue un avantage déloyal qui étouffe l’innovation des concurrents.
« Nous voulons garantir aux fournisseurs alternatifs une chance égale d’innover et de rivaliser sur le marché de l’IA embarquée », a souligné Henna Virkkunen, vice-présidente de la Commission chargée de la souveraineté technologique.
Outre l'ouverture d'Android, la seconde procédure concerne le partage de données. Google est sommé de transmettre à ses rivaux (comme Ecosia ou Qwant) des données anonymisées issues de son moteur de recherche — requêtes, clics et vues — afin de leur permettre d’entraîner leurs propres algorithmes sur une base comparable à celle du leader mondial.
Une procédure sous surveillance
Contrairement à d'autres enquêtes punitives, la Commission opte ici pour une démarche dite « d'accompagnement ». Google dispose de six mois pour proposer des solutions concrètes de mise en conformité. Toutefois, la menace reste réelle : en cas de refus ou de coopération jugée insuffisante, Bruxelles pourra ouvrir une enquête formelle pouvant déboucher sur des amendes colossales, atteignant jusqu’à 10 % du chiffre d’affaires mondial du groupe.
La défense de Google : sécurité et vie privée
De son côté, Google affiche une certaine réserve. Si l'entreprise affirme avoir déjà pris des mesures pour respecter le DMA, elle s'inquiète des conséquences de ces ouvertures forcées. Clare Kelly, responsable juridique chez Google, a déclaré que ces nouvelles règles, souvent dictées par les intérêts des concurrents, pourraient « compromettre le droit à la vie privée et la sécurité » des utilisateurs finaux.
Alors que l'IA devient le nouveau terrain de jeu principal des smartphones, cette décision européenne pourrait transformer radicalement l'expérience utilisateur, en faisant d'Android un système véritablement agnostique vis-à-vis des services d'intelligence artificielle.