Selon l’analyse réalisée sur 15 navigateurs mobiles disponibles sur les principales boutiques d’applications, 8 sur 15 collectent des données de localisation au niveau de l’application. Parmi eux, 4 recueillent des données précises, et 2 déclarent partager ces informations avec des tiers.
Ces résultats interviennent alors que les navigateurs mobiles sont devenus des outils quotidiens pour consulter des itinéraires, vérifier la météo ou effectuer des recherches rapides. En France, Google Chrome domine très largement le marché, représentant près des trois quarts des usages mobiles.
L’étude distingue deux niveaux de collecte:
Cette distinction est essentielle, car la localisation précise permet de suivre avec davantage d’exactitude les déplacements et habitudes quotidiennes des utilisateurs. Selon Surfshark, cette collecte systématique n’est pas indispensable au fonctionnement d’un navigateur. En effet, un site web peut déjà demander une autorisation ponctuelle d’accès à la localisation via le navigateur, sans que l’application elle-même ne stocke ces données.
Parmi les navigateurs étudiés, Microsoft Edge et Aloha déclarent partager les données de localisation avec des tiers. Ces deux applications figurent également parmi celles collectant des données précises, ce qui accentue les risques en matière de protection des données personnelles.
Les finalités de collecte varient selon les éditeurs :
L’étude souligne que 7 navigateurs sur 15 ne collectent aucune donnée de localisation au niveau de l’application. Parmi eux figurent DuckDuckGo, Brave, Tor, Ecosia ou encore Samsung Internet.
Ces résultats démontrent qu’il est possible de proposer un navigateur fonctionnel sans recourir à la collecte systématique de données de localisation.
Trois chiffres clés à retenir
53 % des navigateurs étudiés collectent des données de localisation ; 27 % collectent des données précises ; 13 % partagent ces informations avec des tiers.
Dans un contexte où les préoccupations liées à la protection de la vie privée progressent en France, l’étude invite les utilisateurs à vérifier régulièrement les autorisations accordées à leurs applications et à privilégier, lorsque cela est possible, des solutions limitant la collecte de données personnelles.
La gestion des paramètres de confidentialité et le choix du navigateur peuvent ainsi contribuer à réduire l’exposition aux pratiques de surveillance numérique.