Données personnelles : plus d’un navigateur mobile sur deux collecte la localisation des utilisateurs


Une étude révèle que 53 % des navigateurs mobiles collectent des données de localisation, dont certains de manière précise et avec partage à des tiers.



Une étude menée par l’entreprise de cybersécurité Surfshark révèle que plus de la moitié des navigateurs mobiles les plus populaires collectent des données de localisation. Une pratique loin d’être systématique et qui soulève des enjeux majeurs en matière de protection de la vie privée.

Selon l’analyse réalisée sur 15 navigateurs mobiles disponibles sur les principales boutiques d’applications, 8 sur 15 collectent des données de localisation au niveau de l’application. Parmi eux, 4 recueillent des données précises, et 2 déclarent partager ces informations avec des tiers.

Ces résultats interviennent alors que les navigateurs mobiles sont devenus des outils quotidiens pour consulter des itinéraires, vérifier la météo ou effectuer des recherches rapides. En France, Google Chrome domine très largement le marché, représentant près des trois quarts des usages mobiles.

L’étude distingue deux niveaux de collecte:
Localisation approximative : Chrome, Safari, Opera et Firefox Localisation précise et approximative : Microsoft Edge, Aloha, Yandex et Phoenix

Cette distinction est essentielle, car la localisation précise permet de suivre avec davantage d’exactitude les déplacements et habitudes quotidiennes des utilisateurs. Selon Surfshark, cette collecte systématique n’est pas indispensable au fonctionnement d’un navigateur. En effet, un site web peut déjà demander une autorisation ponctuelle d’accès à la localisation via le navigateur, sans que l’application elle-même ne stocke ces données.

Parmi les navigateurs étudiés, Microsoft Edge et Aloha déclarent partager les données de localisation avec des tiers. Ces deux applications figurent également parmi celles collectant des données précises, ce qui accentue les risques en matière de protection des données personnelles.

Les finalités de collecte varient selon les éditeurs :
Safari indique utiliser ces données pour la personnalisation de l’expérience ; Opera les exploite à des fins publicitaires ; Chrome, Firefox et Yandex déclarent plusieurs usages, incluant publicité, analyses, prévention de la fraude et sécurité.
 

L’étude souligne que 7 navigateurs sur 15 ne collectent aucune donnée de localisation au niveau de l’application. Parmi eux figurent DuckDuckGo, Brave, Tor, Ecosia ou encore Samsung Internet.

Ces résultats démontrent qu’il est possible de proposer un navigateur fonctionnel sans recourir à la collecte systématique de données de localisation.

Trois chiffres clés à retenir
53 % des navigateurs étudiés collectent des données de localisation ; 27 % collectent des données précises ; 13 % partagent ces informations avec des tiers.

 
 

Dans un contexte où les préoccupations liées à la protection de la vie privée progressent en France, l’étude invite les utilisateurs à vérifier régulièrement les autorisations accordées à leurs applications et à privilégier, lorsque cela est possible, des solutions limitant la collecte de données personnelles.

La gestion des paramètres de confidentialité et le choix du navigateur peuvent ainsi contribuer à réduire l’exposition aux pratiques de surveillance numérique.



Jeudi 4 Juin 2026

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