L’Arcep vient de publier les chiffres du marché des communications électroniques pour la fin d'année 2025. Si le nombre de cartes SIM en circulation atteint des sommets, le marché français témoigne d'une maturité surprenante : on consomme plus, mais on change moins d'opérateur.
84,9 millions de cartes SIM : Une croissance qui s’accélère
Le marché mobile français ne connaît pas la crise de croissance. Au 31 décembre 2025, l’Arcep comptabilise 84,9 millions de cartes SIM en service (hors objets connectés), soit une progression de 300 000 unités sur le seul dernier trimestre. C’est un bond spectaculaire par rapport à la fin d'année 2024, qui n'avait vu qu'une timide augmentation de 20 000 cartes.
Cette vitalité repose sur deux piliers : Les forfaits (post-payés) : Ils restent le moteur principal avec +190 000 ventes nettes ce trimestre. Le retour surprise du prépayé : Longtemps en déclin, le segment des cartes prépayées enregistre une hausse de 80 000 cartes, inversant la tendance de l'année précédente (-175 000). La fin de la "valse" des opérateurs ?
C’est l’enseignement le plus frappant de cette étude : les Français sont devenus plus fidèles, ou peut-être plus inertes. Malgré la domination écrasante des offres sans engagement (qui concernent désormais 89,4 % des forfaits), la portabilité des numéros s'effondre.
Avec seulement 1,66 million de numéros portés ce trimestre, le volume de changements d'opérateur chute de 25 % en un an. L'époque des promotions agressives qui poussaient les consommateurs à migrer tous les six mois semble révolue, au profit d'une stabilisation des prix et des services.
SMS : Le déclin inexorable face au tsunami de la donnée
Le traditionnel SMS continue de perdre du terrain, victime de la montée en puissance des messageries instantanées (WhatsApp, Messenger, Signal).
Trafic en baisse : Bien que les chiffres définitifs de volume subissent une érosion constante (environ -11 % par an selon les cycles précédents), c'est surtout l'usage qui change.
La 5G s'impose : Avec plus de 30 millions de cartes actives sur les réseaux 5G (soit environ 36 % du parc total), la consommation de données mobiles explose, rendant le SMS presque archaïque pour les échanges multimédias.
En bref : les autres chiffres clés MtoM (Machines) : Le secteur des objets connectés poursuit son envolée avec 25,7 millions de cartes SIM dédiées, preuve de la numérisation croissante des entreprises. Revenus : Le chiffre d'affaires des services mobiles affiche un léger repli de 4 % sur un an, s'établissant à environ 4,5 milliards d'euros. Voix : Nous parlons toujours ! Un utilisateur consomme en moyenne 3h14 de communication vocale par mois sur son mobile, contre seulement 39 minutes sur une ligne fixe. Le marché mobile français semble ainsi arriver à un point d'équilibre. Si le taux de pénétration record de 123,7 % (plus de cartes SIM que d'habitants) montre un équipement massif, la baisse de la mobilité des clients suggère que la compétition se joue désormais sur la qualité de service et la couverture 5G plutôt que sur la simple guerre des prix.
plus d'infos sur https://www.arcep.fr/cartes-et-donnees/nos-publications-chiffrees/observatoire-des-marches-des-communications-electroniques-en-france/t4-2025.html
84,9 millions de cartes SIM : Une croissance qui s’accélère
Le marché mobile français ne connaît pas la crise de croissance. Au 31 décembre 2025, l’Arcep comptabilise 84,9 millions de cartes SIM en service (hors objets connectés), soit une progression de 300 000 unités sur le seul dernier trimestre. C’est un bond spectaculaire par rapport à la fin d'année 2024, qui n'avait vu qu'une timide augmentation de 20 000 cartes.
Cette vitalité repose sur deux piliers : Les forfaits (post-payés) : Ils restent le moteur principal avec +190 000 ventes nettes ce trimestre. Le retour surprise du prépayé : Longtemps en déclin, le segment des cartes prépayées enregistre une hausse de 80 000 cartes, inversant la tendance de l'année précédente (-175 000). La fin de la "valse" des opérateurs ?
C’est l’enseignement le plus frappant de cette étude : les Français sont devenus plus fidèles, ou peut-être plus inertes. Malgré la domination écrasante des offres sans engagement (qui concernent désormais 89,4 % des forfaits), la portabilité des numéros s'effondre.
Avec seulement 1,66 million de numéros portés ce trimestre, le volume de changements d'opérateur chute de 25 % en un an. L'époque des promotions agressives qui poussaient les consommateurs à migrer tous les six mois semble révolue, au profit d'une stabilisation des prix et des services.
SMS : Le déclin inexorable face au tsunami de la donnée
Le traditionnel SMS continue de perdre du terrain, victime de la montée en puissance des messageries instantanées (WhatsApp, Messenger, Signal).
Trafic en baisse : Bien que les chiffres définitifs de volume subissent une érosion constante (environ -11 % par an selon les cycles précédents), c'est surtout l'usage qui change.
La 5G s'impose : Avec plus de 30 millions de cartes actives sur les réseaux 5G (soit environ 36 % du parc total), la consommation de données mobiles explose, rendant le SMS presque archaïque pour les échanges multimédias.
En bref : les autres chiffres clés MtoM (Machines) : Le secteur des objets connectés poursuit son envolée avec 25,7 millions de cartes SIM dédiées, preuve de la numérisation croissante des entreprises. Revenus : Le chiffre d'affaires des services mobiles affiche un léger repli de 4 % sur un an, s'établissant à environ 4,5 milliards d'euros. Voix : Nous parlons toujours ! Un utilisateur consomme en moyenne 3h14 de communication vocale par mois sur son mobile, contre seulement 39 minutes sur une ligne fixe. Le marché mobile français semble ainsi arriver à un point d'équilibre. Si le taux de pénétration record de 123,7 % (plus de cartes SIM que d'habitants) montre un équipement massif, la baisse de la mobilité des clients suggère que la compétition se joue désormais sur la qualité de service et la couverture 5G plutôt que sur la simple guerre des prix.
plus d'infos sur https://www.arcep.fr/cartes-et-donnees/nos-publications-chiffrees/observatoire-des-marches-des-communications-electroniques-en-france/t4-2025.html