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Entretiens

Stanislas COIGNARD : "S4M est une alternative aux GAFA "

Rédigé par le Lundi 30 Janvier 2017 | Lu 990 fois

Directeur de la stratégie de S4M, Stanislas Coignard présente cette plate-forme publicitaire mobile, membre de la Mobile Marketing Association France, et qui entend réconcilier branding et performance, tout en tenant tête aux autres géants des AdTechs. Interview.



Quel est le métier de S4M ? Une régie ou une agence ?
 
SC- S4M est une plate-forme publicitaire mobile dont les clients sont les agences, les annonceurs et les trading desks. Les agences nous achètent de plus en plus de campagnes de branding au CPM, en bénéficiant de nos données, mais également d'inventaires premium exclusifs grâce à nos 5000 private deals à travers le monde.
 
Les trading desks nous ont longtemps considérés comme des concurrents mais aujourd'hui, ils sont ravis de nous acheter des campagnes facturées au CPLP (cost per landing page). Grâce à notre algorithme prédictif et notre maîtrise des environnements programmatiques, c'est S4M qui prend le risque de la transformation.
 
Faut il anticiper une rationalisation dans l'achat d'espace mobile ?
 
SC- Il est normal que sur un marché aussi jeune soient nés de nouveaux acteurs mais ce marché a également vocation à se rationaliser en clarifiant le positionnement des uns et des autres.
 
Les agences doivent se concentrer sur la connaissance des consommateurs finaux, et confier l'achat d'espace - qui s'automatise et perd de sa valeur - à des trading desks. Et compte tenu de leurs contraintes financières, ces acteurs ont besoin de travailler avec des plates-formes comme S4M, qui réduisent leur risque tout en garantissant les résultats des campagnes grâce à une vraie transparence.
 
Après le CPLP, pourriez vous proposer des visites garanties… dans les points de vente ?
 
SC- Aujourd'hui, ce serait une sur-promesse auprès des annonceurs, de s'engager sur un coût par visite en magasin d'autant que les points de vente sont rarement équipés des boitiers capables de tracker ces visites. Mais le drive to store, ou le "mobile to store" est effectivement un axe de développement pour S4M.
 
Nous avons réalisé une campagne pour Subway, qui consistait à cibler des mobinautes passant à proximité de leurs restaurants, et nous réalisons également de nombreuses campagnes de lead générations pour les constructeurs automobiles, qui se traduisent par plusieurs milliers d'essais en concession chaque mois.
 
L'Union Européenne relance le débat sur les Cookies mais cet identifiant est il condamné ?
 
SC- Peut-être faut-il tout d'abord rappeler que le cookie ne dérangeait personne jusqu'à ce que certains acteurs du retargeting en mettent partout et indisposent de nombreux internautes qui se sont sentis pistés. Je pense que cela a contribué à l'adoption massive des AdBlockers, en particulier chez les jeunes, même si ce phénomène reste anecdotique sur smartphones et tablettes.
 
Sur le mobile et particulièrement dans les applications, les acteurs ne peuvent pas miser sur les cookies. Pour opérer ses campagnes S4M utilise les IDFA, des identifiants "for advertisers", faciles à réinitialiser et totalement anonymes, à l’inverse des environnements "loggués" comme ceux de Google et Facebook.
 
Les technologies de la publicité mobile pourraient elles s'appliquer… au browser et au desktop ?
 
SC- En théorie oui mais faut-il investir dans des environnements qui déclinent ? Le desktop devient désormais minoritaire et sur mobile, les mobinautes passent 90% de leur temps dans les applications.
 
N'en déplaise à Google, nous pensons que le monde des applications va l'emporter et nous préférons nous concentrer sur une meilleure connaissance des mobinautes et l'optimisation de leur expérience utilisateur.
 
Sur mobile, les annonceurs veulent de plus en plus de visibilité pour leurs campagnes. C'est le sens de l'histoire ?
 
SC- Oui et S4M a anticipé depuis longtemps ces demandes, en étant ouvert à des technologies de pilotage de campagnes tels que IAS, MOAT et Nielsen DAR,et surtout en étant certifié par le MRC.
 
Selon nos observations sur plus de 2 milliards d'ad request, il y a 26% de déperdition sur les impressions publicitaires, 23% de clics frauduleux voire 48% de déperdition entre un clic et une visite.  Nous acceptons donc d'être facturés selon le principe du "rendering", avec des impressions 100% chargées + 1 seconde, ou pour certaines campagnes au coût par landing page 100% chargées + 1 seconde (CPLP).
 
Face à la domination des GAFA dans la publicité mobile, faut il accélérer la consolidation des Adtechs de la FrenchTech ?
 
SC- Je pense que les annonceurs prennent conscience que les GAFA représentent désormais un risque stratégique. Google peut parfaitement concurrencer ses clients, en devenant une banque, un voyagiste, un opérateur voire un constructeur automobile. Quant à Facebook, cela reste une plate-forme opaque, qui  vient d'ailleurs de reconnaître avoir surfacturé les annonceurs…
 
Face à ces géants, nous pensons qu'il faut proposer une alternative et S4M en est une. Nous sommes aujourd’hui le seul acteur à être à la fois certifiés par le MRC, totalement transparent sur les données des campagnes, ouvert à du double voire triple tracking, tout en proposant des KPIs garantis et en s’engageant à ne jamais mutualiser les datas d'un annonceur avec ses concurrents.
 
Ce positionnement permet à S4M d'afficher une forte croissance et nous pourrions effectivement devenir un pôle de consolidation naturel même si il est sans doute encore trop tôt pour en parler.


Tags : S4M

              


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