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  <title>EcranMobile.fr, le magazine des professionnels du mobile</title>
  <description><![CDATA[Actualité mobile pour les professionnels : smartphones, IA, réseaux et usages. Articles, entretiens et veille signés EcranMobile.fr.]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-10-02T14:33:10+02:00</dc:date>
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   <title>EcranMobile.fr, le magazine des professionnels du mobile</title>
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   <title>Nokia et ICEYE : quel réseau satellite un État pourrait posséder en 2028 ?</title>
   <pubDate>Fri, 02 Oct 2026 11:30:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Benoit Groque</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Technologies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Pas une location d’accès : Nokia et ICEYE proposent aux États de détenir les satellites, le segment sol et les terminaux d’un réseau en orbite basse. Les premiers satellites de communication sont attendus en 2028. ICEYE présente encore le projet comme un concept, avec trois façons de l’exploiter : seul, en coalition, ou via un service hébergé.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.ecranmobile.fr/photo/art/default/98229646-68448952.jpg?v=1790931731" alt="Nokia et ICEYE : quel réseau satellite un État pourrait posséder en 2028 ?" title="Nokia et ICEYE : quel réseau satellite un État pourrait posséder en 2028 ?" />
     </div>
     <div>
      À Helsinki, ce vendredi 2 octobre, le créneau est bref. De 16 h 15 à 16 h 45, heure locale (15 h 15 à 15 h 45 à Paris), Justin Hotard et Rafał Modrzewski s’expriment au Helsinki Security Forum, entre l’ouverture et un débat sur les drones. La session, en coopération avec Nokia et ICEYE, s’intitule « How to Salvage Europe’s Technological Sovereignty ». Kirsi Heikel, cheffe du bureau de Bloomberg News à Helsinki, modère. La veille, les deux groupes n’ont pas allumé un réseau : ils ont décrit des communications que la nation cliente posséderait.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Ce que l’État tiendrait dans sa main</b></div>
     <div>
      Le communiqué du 1er octobre décrit des liaisons haut débit, sécurisées et souveraines, en orbite basse, à double usage. Défense, sécurité des frontières, secours et catastrophes sont les missions citées. La technologie est dite européenne et de confiance. L’État ne prendrait pas un abonnement : il détiendrait satellites, segment sol et terminaux durcis, et il les exploiterait. Rafał Modrzewski, cofondateur et directeur général d’ICEYE, pose la condition : maîtriser ses communications sans dépendre des conditions d’utilisation d’un opérateur commercial étranger.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Les premiers satellites de communication sont attendus en 2028. Les communiqués visent une année, pas un jour de tir, et ne citent aucun lanceur. Sur la page du projet, ICEYE parle d’un concept élaboré avec les nations qui s’en serviraient, pas d’une constellation en service.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Seul, avec des alliés, ou hébergé</b></div>
     <div>
      Cette page distingue trois modèles. Une constellation nationale dédiée. Une constellation de coalition pour des partenaires alliés. Un service souverain hébergé, pour aller plus vite. Le contrôle national resterait entier dans les trois cas. Les données ne passeraient que par une infrastructure approuvée, nationale, ou alliée si l’État le décide.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Le communiqué place le système en appoint. Connectivité ciblée, haut débit, faible latence, au-dessus des zones de mission prioritaires. Il compléterait les réseaux militaires et commerciaux, en ajoutant portée, résilience et capacité. ICEYE écrit aussi qu’il est conçu pour fonctionner aux côtés des communications gouvernementales par satellite, « telles qu’IRIS² », et des réseaux terrestres. Ni le débit, ni la latence, ni la taille de la flotte, ni le prix ne sont chiffrés. Aucun pays client n’est nommé.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le radar est là, pas encore le lien</b></div>
     <div>
      Si les réseaux terrestres sont coupés ou compromis, forces, secours et autorités civiles peuvent perdre informations et chaînes de commandement. Justin Hotard, président-directeur général de Nokia, rattache cela à l’« IA physique » : sentir, décider et agir en temps réel exigerait une connectivité sûre sur terre, en mer, dans les airs et dans l’espace, y compris en zone contestée. Aucun équipement Nokia n’est nommé.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      ICEYE fournit déjà à des États leurs propres satellites, pour observer plutôt que pour relier. Société européenne fondée en Finlande, elle dit employer plus de 1 000 personnes et affirme détenir la plus grande et la plus avancée des constellations de satellites radar à synthèse d’ouverture. Ces radars ne relaient pas le haut débit. Modrzewski rappelle avoir livré à la Pologne son système radar en moins d’un an. Avec Nokia, dit-il, les communications iraient à une vitesse comparable. L’annonce ne donne ni le nombre d’appareils, ni le montant, ni la date. L’échéance publiée reste 2028.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Sur cette page, ICEYE apporte la plateforme, les opérations de constellation et le segment sol. Nokia apporte les communications, les réseaux sécurisés et l’orchestration. Le terminal est « durci » dans le communiqué et « compact » sur cette page. ICEYE y évoque une protection contre le brouillage et des liaisons montantes plus difficiles à détecter ou à localiser, sans mesure publiée.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      ICEYE présente l’échange de ce vendredi comme un direct et renvoie à la page du forum. Le communiqué de Nokia, mis en ligne le 1er octobre à 8 h 57 (heure d’Amsterdam), annonce la scène sans parler de direct.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.ecranmobile.fr/Nokia-et-ICEYE-quel-reseau-satellite-un-Etat-pourrait-posseder-en-2028_a79161.html</link>
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   <title>Project Suncatcher : le prototype répond, les puces sont au test</title>
   <pubDate>Fri, 02 Oct 2026 11:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Benoit Groque</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Technologies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le satellite a répondu. Le 1er octobre 2026, le prototype de Project Suncatcher, construit avec Planet, est en orbite après la mission partagée Transporter-18 de SpaceX, et l’équipe de Google a le contact. Ce n’est pas une constellation et ce n’est pas un service : le test, dans les semaines qui viennent, est de savoir si les TPU tiennent au lancement, aux radiations et à la chaleur.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.ecranmobile.fr/photo/art/default/98238911-68465918.jpg?v=1790921673" alt="Project Suncatcher : le prototype répond, les puces sont au test" title="Project Suncatcher : le prototype répond, les puces sont au test" />
     </div>
     <div>
      Travis Beals signe le billet. Il décrit ce vol comme le premier pas d’une recherche au long cours. L’idée, à terme, est de voir si l’espace pourrait héberger une infrastructure d’apprentissage automatique. Les TPU sont les puces de Google faites pour ces calculs. Le prototype ne fait qu’emporter les premières, pour voir.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Savoir si la puce survit</b></div>
     <div>
      Une note du 24 septembre 2026, une semaine avant le tir, fixe le cadre. Le projet avait été présenté l’année précédente. En orbite basse, écrit Google, des satellites peuvent capter un soleil presque continu et produire jusqu’à huit fois plus d’énergie solaire qu’au sol. Relier plus tard plusieurs groupes d’engins, pour de plus gros calculs, reste un horizon de recherche. Le vol du 1er octobre ne relie rien. Il mesure.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Un article relu par des pairs, dans la revue Joule, expose la recherche qui a mené à cette mission. Sur orbite, la question est plus étroite. Le matériel encaisse-t-il ce que les bancs d’essai au sol ne reproduisent qu’en partie. Google le répète : certaines choses ne se voient qu’une fois là-haut. Les leçons serviront à revoir les plans.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Le trajet d’une fusée vers l’orbite basse dure environ dix minutes. L’engin vibre. Il subit une accélération qui peut atteindre dix fois la pesanteur. Certains composants, dont les puces TPU, peuvent prendre davantage, jusqu’à 50 à 100 g. Les ingénieurs ont secoué le satellite sur les trois axes, pour coller aux fréquences d’un lancement. Le matériel a tenu. Google rappelle que ce type d’essai rate souvent, et que celui-ci a surpris dans le bon sens.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le vide ne refroidit pas comme l’air</b></div>
     <div>
      Éruptions solaires et rayons cosmiques peuvent faire dérailler l’électronique. Des TPU ont été mis dans un faisceau de protons au Crocker Nuclear Laboratory, à l’université de Californie à Davis, pendant que des tâches d’IA tournaient. L’équipe suivait de près l’effet d’une erreur, un bit inversé, sur ces tâches. Les premiers résultats cités concernent les TPU Trillium. Ils tiennent. Ils peuvent encaisser une dose ionisante totale supérieure à celle qu’ils prendraient pendant une mission de cinq ans.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      La chaleur est l’autre mur. Les puces en produisent beaucoup sur une petite surface. Si elle ne part pas, elles risquent de surchauffer. Dans le vide, il n’y a pas d’air pour l’emporter. Il faut des radiateurs. Google décrit des caloducs couplés à ces radiateurs. L’ensemble est déjà passé dans une chambre qui imite à la fois le vide et la température de l’espace. Le vol doit dire si ce montage se comporte comme dans la chambre, puis donner de quoi le corriger.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Deux engins en 2027 pour se parler</b></div>
     <div>
      Les dessins suivants, pas l’engin déjà lancé, prévoient des satellites qui porteraient chacun des dizaines de puces TPU, volant en groupe. Pour garder le débit utile à l’IA, chaque satellite devrait savoir où il est, et où sont ses voisins. La liaison visée passe par laser. Il faudrait un très haut débit, sur une très courte distance, alors que les deux points bougent. Les systèmes laser déjà dans l’espace, écrit l’équipe, sont plutôt réglés pour l’inverse : peu de débit, sur de longues distances.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Google place l’essai de cette liaison en 2027, avec deux satellites en orbite. D’ici là, celui qui a déjà répondu sert à voir ce qui casse, et ce qui passe. L’équipe dit vouloir partager ces leçons à mesure que la mission avance.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
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